Rédigé le samedi 04 fév 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 16 - Eloge de la connerie. | Lien permanent | Commentaires (0)
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C'est dans ce cadre qu'après une information, les gendarmes perquisitionnent le 23 mars 2010 un logement situé au dessus de la célèbre librairie bazar cayennaise "la Conscience" (déjà évoquée par Albert Londres - voir ci-contre)
Lire la suite "Police bananière en Guyane - On croit rêver." »
Rédigé le jeudi 19 jan 2012 dans 01 - Société, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (6)
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Le Teatro Amazonas fut inauguré le 31 décembre 1896.
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Il fut construit durant la Belle Époque au temps des immenses fortunes construites grâce au négoce du caoutchouc. Le projet fut porté initialement par Antonio José Fernandes Júnior, député, en 1881. En 1882, le président de la province, José Lustosa Paranaguá, approuva un plus large budget, abondé par de nombreuses souscriptions des "barons du caoutchouc" et il mit en compétition les différents plans proposés. C'est l'architecte italien Celestial Sacardim qui fut retenu.
Entre 1885 et 1892, la construction du théâtre fut rythmée par des arrêts et retardèrent son inauguration bien que très tôt, dans le "chantier", des représentations furent données. D'Alsace viennent les tuiles de la toiture, de Paris le mobilier et les tissus (style Louis XV) d'Italie le marbre des escaliers, les statues et les colonnes et, d'Angleterre, l'acier pour les murs. On compta 198 lustres dont 32 de verre de Murano. Les rideaux, dépeignant initialement une copie du "Ponto de Aguas", représentent la jonction entre le Rio Negro et le Solimões, qui forment l'Amazone. À l'extérieur, 36 000 tuiles vernissées aux couleurs du drapeau brésilien forment une coupole. Il fallut encore dix-sept années de travaux pour que la décoration du théâtre s'achève,après un départ fulgurant.
Un lien en fin de page vous redirigera sur le blog.
Cordialement...
benjamin borghésio
Rédigé le dimanche 01 jan 2012 dans 03 - International, 09 - Voyages, tourisme, 10 - Histoire, controverses, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos. | Lien permanent | Commentaires (2)
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Quoi de mieux qu'un beau voyage, pour fêter la nouvelle année?
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Et là-bas, s'il commence à pleuvoir, il fait toujours chaud!
Le joyau de la ville : le Téatro Amazonas.
C'est au milieu du XIXe siècle, que Manaus, surgie de pratiquement nulle part, profite de la forte demande en caoutchouc, stimulée peu après par l'essor de l'automobile. Les capitaux viennent d'Europe et la ville se développe à une vitesse frénétique au milieu de l'Amazonie.
benjamin borghésio
Rédigé le samedi 31 déc 2011 dans 03 - International, 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0)
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Rédigé le samedi 31 déc 2011 dans 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 14 - De tout un peu. | Lien permanent | Commentaires (3)
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Sur place, on en rit déjà.
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Lire la suite "Sarkozy en Guyane? Quel barouf à venir... " »
Rédigé le jeudi 29 déc 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (3)
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Rédigé le lundi 26 déc 2011 dans 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos. | Lien permanent | Commentaires (0)
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Rédigé le samedi 24 déc 2011 dans 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos. | Lien permanent | Commentaires (2)
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Révolution dans le monde de l'Espace, avec le premier tir (réussi) de Soyouz depuis le port spatial européen basé à Kourou en Guyane française. Très étonnament, il a été peu fait écho de ce qui est un tournant majeur dans le secteur quand les Américains sont plus ou moins en panne (leur navette est abandonnée pour cause de manque de fiabilité et de coûts excessifs alors que ce programme fut développé à l'origine pour tirer "low coast")
Soyouz, c'est quoi? Un lanceur vieux de plus de soixante ans (même si évidemment il a subi au cours de son évolution des transformations notables) d'une fiabilité exemplaire. La philosophie? On fait rustique, mastoc. Quand pour la navette ou Ariane, à chaque pet de travers (et les flatulences sont nombreuses...) on fait tourner des ordinateurs hautement performants des heures durant avant de trouver une solution mise en oeuvre par des spécialistes très pointus, les Popovs envoient trois gonzes avec un bloc-note, deux clés anglaises et quelques boulons. Soyouz prêt à tirer se transporte à l'horizontale et des bras le redressent sans problème sur le pas de tir avant le compte à rebours. Pour Ariane, dont l'enveloppe est d'une extrême délicatesse, il faut attendre une journée quasiment sans vent pour la rouler vers le pas de tir, la fusée étant pressurisée parce que sinon elle s'effondrerait sous son propre poids. Anecdote qui donne une idée de la différence de philosophie.
Lire la suite "Soyouz en Guyane... Qu'est ce que ça change? " »
Rédigé le jeudi 10 nov 2011 dans 03 - International, 04 - Social, économie, 08 - Sciences et techniques, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (13)
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Suite et toujours pas fin.
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Lire ou relire les notes traitant du sujet.
Quelle mondialisation, à quel prix? (1) et (2)
Dans ce contexte, une suite - PSA veut supprimer près de 7000 postes en Europe
Le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, mis en difficulté sur le marché européen, va supprimer plusieurs milliers de postes en Europe, au moment même où il annonce de nouveaux investissements au Brésil. Au total, ce sont près de 6.800 postes de travail (salariés plus sous-traitants) qui pourraient être supprimés.
Le groupe a annoncé lors d’un comité de groupe européen exceptionnel la suppression de 800 postes d’intérimaires en France d’ici fin 2011, selon une source syndicale. A cela s’ajoutent 1.000 postes en production en 2012 en Europe sous la forme de plans de départs volontaires, 2.500 postes dans les activités hors production (commerce, marketing, informatique, recherche et développement etc) et 2.500 postes supplémentaires, toujours hors production mais qui dépendent de prestataires externes. PSA emploie en tout environ 167.000 salariés sur le continent, dont 100.000 en France.
Le groupe réfléchit également à une restructuration de son activité scooters, qui compte deux usines en France et une en Chine.
Ces pertes d’emplois annoncées sont la conséquence d’un plan d’économie supplémentaire de 800 millions d’euros pour le groupe en 2012, dont 400 sur les frais fixes. L’annonce a été qualifiée de «douche froide» par le syndicat CFTC, tandis que la CGT parle d’«une véritable saignée contre l’emploi». (libération, 27 octobre 2011)
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Nos amis brésiliens sont dans l'OMC, qui vante le libre-échange. En foi de quoi ils appliquent concrètement de manière implacable des droits de douane très substantiels sur les véhicules importés - qui passent en outre sous les fourches caudines d'une administration pas du tout complaisante avant de pouvoir sortir du port - et ne consentent à les réduire que si une plus-value consistante - montage et fabrication de pièces essentielles - est réalisée sur place au profit de l'économie, des finances publiques et de l'emploi locaux. Ce qui amène PSA - qui réalise plus de 60% de son chiffre d'affaire en Europe à s'installer sur place avant sans doute d'importer des voitures de facto brésiliennes pour le marché européen... Voitures qui entreront quasiment sans rien payer!
Que nous reste-t-il? Le financement des conséquences de la désindustrialisation massive chez nous, les ravages sur le territoire, le maillage social, la paupérisation grandissante, la perte du savoir-faire, etc. Et comme du fait de cette concurrence certes libre mais totalement faussée nous sommes en récession, avec quoi financerons nous les rustines à poser ici ou là?
benjamin borghésio
Rédigé le vendredi 28 oct 2011 dans 01 - Société, 03 - International, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (3)
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Qui devrait inciter les impérialistes soi-disant écolos à se calmer
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Le sujet a été traité précédemment. (lien)
Manifestants à Belém contre le projet.
Pour ma part, connaissant bien le contexte local, je pense toujours que la somme des avantages du projet Belo Monte l'emporterait sur les inconvénients. C'est mon opinion, mais au Brésil où je vais souvent, je me suis toujours bien gardé de m'en faire le propagandiste: les Brésiliens qui ont voté à 20% pour une candidate "verte" pourtant médiocre ont une conscience suffisamment développée en matière de défense de l'environnement pour que nous ne continuions pas à dicter notre façon de penser, dans un sens ou l'autre, comme des gringos arrogants (pléonasme). Les soi-disant écolos de tous genres du monde entier ne se sont, eux, pas gênés pour se conduite différemment (comme James Cameron, venu en jet privé pour six heures sur place... ça c'est écolo, coco!). Il est d'ailleurs certain que par effet repoussoir, ils contribuent à rendre plus difficile la tâche des Brésiliens opposés au barrage.
Suite de l'affaire.
Rédigé le jeudi 29 sep 2011 dans 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0)
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La mama de l'expat, ta maman, quand tu lui as dit le nom de la ville et du pays ou tu partais t'installer, elle était pas bien sûre qu'si c'était en Afrique ou en Amérique latine. Mais elle a trouvé bien joli, le nom, en tout cas.
C'est vrai. Tepoztlan, Sopocachi, ou Tacuba, c'est bien joli, comme nom.
Rédigé le dimanche 18 sep 2011 dans 01 - Société, 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (2)
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La Fête de l'indépendance est célébrée au Brésil le 7 septembre de chaque année en commémoration à la proclamation de l'indépendance du Brésil le 7 septembre 1822 à São Paulo. (à gauche... photo du Monumento da Inedependancia, S. Paulo)
Proclamé principale terre sud-américaine qui échappe à la colonisation espagnole en 1500, le Brésil accueille en 1807 le prince régent portugais qui, fuyant l'occupation napoléonienne, s'installe à Rio de Janeiro jusqu'en 1820 où il octroie son autonomie au "Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves" . En 1820, Rio de Janeiro est de nouveau gouverné par le fils du monarque portugais, Pedro dans un contexte d'aspirations libérales et de propagande indépendantiste. C'est ainsi qu'en date du 7 septembre 1822, Pedro proclame l'indépendance du Brésil et monte sur le trône du pays le 12 octobre de la même année sous le nom de Pedro Ier.
La fête de l'indépendance est la fête nationale du Brésil et un jour férié officiel.
Rédigé le mercredi 07 sep 2011 dans 10 - Histoire, controverses, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0)
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La papillonite guyanaise, kesaco? (source: Wikipédia)
Extrait.
Le papillon de cendre (Hylesia urticans), responsable de la papillonite vit sur le littoral des côtes sud américaines dans les mangroves âgées, notamment dans les zones boisées de palétuviers blancs de grandes hauteurs. Le Vénézuella et la Guyane française sont particulièrement touchés par ce phénomène. /... Seules les femelles sont dotées de ces poils (ou "fléchettes") urticants qui ont à l'origine pour fonction de protéger les pontes.
Après le contact avec un objet (vêtement, sol, mobilier...) recouverts de ces poils invisibles, les symptômes débutent en quelques dizaines de minutes et durent de quelques heures à deux semaines. Leur intensité est très variable d'un individu à un autre : légères démangeaisons pour certains, très intenses pour d'autres, empêchant parfois même le sommeil. Le grattage et la sueur étendent voire aggravent les symptômes. Il n'y a pas d'immunité : un personne victime de papillonite en subira de nouveau les conséquences à chaque contact avec les poils urticants d'Hylesia.
Dans les formes sévères, le traitement symptomatique, d'efficacité modeste, repose sur l'administration d'anti histaminique. Les symptômes disparaissent d'eux même sans traitement. Aucune complication n'a jamais été décrite, hormis de possibles surinfections de grattage, bénignes, comme c'est le cas pour toutes lésions cutanées négligées. Leur prévention repose sur une hygiène rigoureuse des zones grattées (eau et savon), voir l'utilisation d'un désinfectant cutané classique. [NB. je conteste vigoureusement cette dernière assertion: pour ma part, j'ai été hospitalisé d'urgence et pour dix jours à la suite d'une allergie majeure]
Ce qu'en dit France Guyane, après qu'une réunion préfectorale se soit enfin tenue, plus de deux mois après l'arrivée de cette véritaable catastrophe naturelle (il est quasiment impossible de sortir de nuit, et de jour il faut faire extrêmement attention avant de toucher quoi que ce soit. Mettre du linge à sécher, par exemple, est quasiment impossible)
Lire la suite "Guyane, papillonnite, carence de l'état, "et toute cette sorte de choses"" »
Rédigé le dimanche 14 août 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0)
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Circonstances de prises de photos... (leplusNouvelObs.com)
Ces photos ont été prises dans le Pantanal, sans nul doute la région du Brésil où l'observation animalière est la plus productive
benjamin
Rédigé le mercredi 03 août 2011 dans 05 - Environnement, 10 - Histoire, controverses, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos. | Lien permanent | Commentaires (3)
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Antonio Palocci, "chef de la maison civile" (un peu l'équivalent de notre premier ministre) a démissionné le 7 juin après trois semaines d'accusations sur un enrichissement illicite présumé. Dilma Roussef a déclarer regretter la perte d'un collaborateur aussi précieux. On notera que ce dernier était autant apprécié du PT (parti de Lula et de l'actuelle présidente) que par les milieux d'affaires qu'il rassurait par sa compétence.
Origine du scandale présumé.
La Folha a révélé le 15 mais que Palocci avait multiplié son patrimoine par vingt en quatre ans, de 2006 à 2010, lorsqu'il était député fédéral et propriétaire d'un cabinet de consultants.
Palocci a rompu le silence, certifiant que ses activités relevaient strictement du domaine privé, niant tout trafic d'influence. Mais son refus de révéler le nom de ses clients a joué, bien que le procureur général a décidé de classer sans suite toutes les demandes d'enquête (les procureurs sont totalement indépendants de l'exécutif au Brésil: des ministres ont été perquisitionnés sans préavis et mis en accusation. Lula lui même s'est vu menacé de voir ses biens mis sous séquestre).
Palocci estime que "la poursuite de la querelle politique pourrait porter préjudice à ses fonctions au sein du gouvernement".
C'est Gleisi Hoffmann, une jeune sénatrice de 45 ans, qui le remplacera. Elle sera chargée de suivre les projets du gouvernement et d'assurer la coordination avec les partis alliés de la coalition gouvernementale (tâche très délicate: le système électoral empêche un parti de se passer d'une coalition souvent hétéroclite, et le fédéralisme brésilien complique la donne: le pouvoir central a du mal à imprimer sa marque)
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Le chemin est long, pour sortir le Brésil de la corruption endémique. Mais si la pente est rude, on avance. Trois semaines de débat, et un personnage de premier plan "saute" même si aucune charge n'est retenue contre lui. On aimerait cela, en France... un procureur totalement indépendant à qui les ministres doivent rendre des comptes, des patrimoines transparents (on aimerait connaître les évolutions de ceux de parlementaires ou de ministres qui touchent certes une bonne indemnité, mais qui n'explique que difficilement leur train de vie et l'évolution de ce qu'ils accumulent)
A noter que le Brésil s'est doté de la loi dite "ficha limpa" (fiche propre). Toute condamnation pour corruption active ou passive, achat de vote, trafic d'influence, entraîne désormais une inéligibilité à vie. Ca aussi on aimerait, chez nous.
Avis personnel. Lula a été bien crétin, de ne pas déclencher dès son arrivée au pouvoir une série d'enquêtes sur les scandaleuses modalités de privatisations retenues par Cardoso... La première compagnie minière du monde, la Vale, bradée pour une valeur correspondant à une année de bénéfices, tout comme des parts de Petrobras. La droite serait un peu plus gênée aux entournures, avant de dénoncer tous azimuts et, souvent, de calomnier.
benjamin
Rédigé le samedi 11 juin 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé le samedi 11 juin 2011 dans 03 - International, 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Voilà le verbatim du discours prononcé par le Président Sarkozy le 10 mai, pour commémorer l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises (moins l'Algérie). La date du 10 mai a été choisie pour la commémoration de l'abolition contre toute logique historique et avec une médiocrité politicienne exceptionnelle, j'évoque aujourd'hui cet événement, par attachement à la Guyane dont je suis toujours proche. C'est le 10 juin que l'abolition fut effective dans cette colonie.
Nous aurons l'opportunité de parler de l'esclavage qui perdure au XXIe siècle. parce que les commémorations ne sont utiles que pour éradiquer les fléaux. Et on n'en prend pas le chemin...
Lire la suite "10 juin 1848 - L'esclavage était aboli en Guyane française." »
Rédigé le vendredi 10 juin 2011 dans 01 - Société, 10 - Histoire, controverses, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Troisième phase
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Le contexte.
Avec une croissance économique qui ferait rêver tous les dirigeants européens ainsi qu'Obama, le Brésil est confronté à une surchauffe qui fait grimper l'inflation, à un rythme modéré pour un pays qui connut il y a pas peu des taux annuels de 2.500%... mais la pente actuelle est de 5 à 9% par an et cela, plus une hausse continue du Réal, commence à entamer la compétitivité.
C'est d'autant plus préoccupant que sous FHC (Cardoso, le prédécesseur de Lula) adepte de la mondialisation bienheureuse, forcément bienheureuse, le Brésil qui avait les capacités de vivre en quasi autarcie - donc relativement protégé des soubresauts mondiaux - fut ouvert aux marchés internationaux et de ce fait lancé dans une guerre économique aussi imbécile qu'ailleurs.
(ci contre: école rurale rénovée - financement fédéral)
De ce fait, compression des dépenses générales, plan de rigueur décidé par Dilma. Plan de rigueur? Oh là là... Au vu de notre expérience, on peut a priori s'attendre au pire pour le peuple brésilien... Il n'en est rien. Sont écartés de cette rigueur les dépenses véritablement sociales et les travaux indispensables de mise ou remise à niveau des infrastructures.
La bolsa familial a été initiée par FHC pour un montant symbolique (25 R$ par enfant, trois au maximum). A l'origine, elle était donnée sans contrepartie alors que si Lula l'a substantiellement augmentée, c'est en échange d'engagements effectifs des familles: carnet de vaccination des enfants à jour, visite médicale annuelle (gratuite) et taux de fréquentation scolaire satisfaisant. Ces allocations sont versées par défaut à la mère, ce qui aide à une utilisation centrée sur les besoins des enfants. En outre, elle prend parfois la forme d'une carte de paiement utilisable seulement dans des magasins dédiés (alimentation, vêtements, fournitures scolaires, etc.)
Aux dizaines de millions de gamins travaillant dans les rues ou les champs à temps complet ou partiel se sont substitués quelques dizaines de milliers de petits fugueurs souvent victimes de situations familiales pénibles. C'est encore trop évidemment, mais on a changé d'échelle... De 70%, le taux de scolarisation est passé à 97% en huit ans et maintenant que le "quantitatif" est résolu, il faut s'attaquer au "qualitatif": les effectifs dans les écoles publiques sont trop chargés, les professeurs peu motivés par des salaires misérables (pour vivre de manière à peine décente, ils doivent souvent accumuler deux services, soit 40h de cours. Difficile de leur demander des préparations et correction scrupuleuses, des remises à niveau, etc.)
Lire la suite "Eradication de la très grande pauvreté au Brésil." »
Rédigé le mardi 07 juin 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé le lundi 06 juin 2011 dans 01 - Société, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Devant les pressions émanant des zozos verts* occidentaux comme des bobos locaux (cette engeance commence à proliférer pour le plus grand malheur de ce pays)
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* L'AOC zozo vert ne recoupe évidemment pas tous les citoyens animés d'un sincère désir de préserver l'environnement, mais la fraction des Verts, politicards et partisans d'une écologie de coercition, sur le mode confiscatoire.
Belo Monte... De quoi s'agit-il?
D'un projet hydro-électrique qui fera de Belo Monte le troisième au monde, après celui du barrage des Trois Gorges en Chine (plus discutable pour pas mal de raisons dont le très grand nombre de personnes déplacées de façon autoritaire et sans compensation) et celui d'Itaipu, qui alimente le Brésil et le Paraguay.
Le site, loin d'être une forêt "vierge" comme le prétendent les zozos verts
Eléments à charge.
- Le Xingu barré, 500 km2 de forêt seront noyés et dans l'absolu, cela choque. En pratique 0,003% du territoire brésilien... Une "paille", comparé à ce que la déforestation sauvage élimine encore chaque année (bien qu'elle régresse singulièrement depuis dix ans).
A noter qu'il y a 20 ans, EDF a noyé dans l'indifférence 310 km2 de forêt en Guyane pour bâtir un ouvrage pharaonique (barrage de Petit-Saut) qui ne produit même pas assez d'énergie pour 100.000 personnes - quand on a évoqué mensongèrement une autosuffisance énergétique de la région qui exporterait même du courant dans les pays voisins.
- 16.000 personnes seraient déplacées selon les "écologistes", 9.000 selon l'Etat.
- Le débit du Xingu, en aval du barrage, sera modifié (effectivement, et c'est ce qui survient lors de chaque construction de barrage ou de centrale thermique, qu'elle soit à combustible fossile ou avec un réacteur nucléaire: parce que pour ces centrales il faut prendre en compte l'évaporation conséquente liée à leur fonctionnement, et la régularisation nécessaire à leur refroidisement: on met des retenues de précaution en amont)
Eléments à décharge.
Lire la suite "Barrage de Belo Monte - Ouf! Le Brésil a résisté..." »
Rédigé le vendredi 03 juin 2011 dans 01 - Société, 03 - International, 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (18) | TrackBack (0)
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Axel May, Calmann-Lévy. 255 pages, Environ 18 euros
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Axel May, journaliste (pour RCI, notamment)
La présentation, par l'éditeur
Imaginez une terre couverte d'une majestueuse forêt tropicale, à la biodiversité exceptionnelle, où des milliers de chercheurs d'or clandestins viennent défier l'État, la violence et le paludisme, avec l'espoir de faire fortune.
Ce lieu des extrêmes est le plus vaste des départements français, et pourtant, en métropole, il ne suscite qu'une indifférence quasi générale.
En Guyane, morceau de France perdu dans l'immensité du continent sud-américain, la soif de l'or cause des ravages sociaux, sanitaires et environnementaux.
Empoisonneurs d'Amérindiens, pilleurs de ressources, dévastateurs de jungle : ces orpailleurs clandestins originaires de régions défavorisées du Brésil, les garimpeiros, font l'objet des pires accusations.
Leur loi ? Celle des armes.
En creusant des fosses béantes, ils libèrent l'or qu'ils récupèrent par amalgamation avec du mercure.
Tant pis pour la forêt éventrée, tant pis pour la santé des populations contaminées par le mercure, tant pis pour le climat d'insécurité qu'ils créent.
De leur côté, la minorité des opérateurs miniers déclarés, pas toujours irréprochables, essaient de s'organiser et de donner une meilleure image de la profession, tandis que les gendarmes, dotés de moyens insuffisants, tentent de rétablir l'ordre républicain.
Le drapeau français flotte sur une terre moribonde.
Les pouvoirs publics finiront-ils par réagir comme il se doit ? Axel May a parcouru la Guyane pendant plusieurs mois, en pirogue, sur les pistes et par les airs, de Cayenne à Saint-Laurent-du-Maroni et des bords de l'Oyapock aux profondeurs de la forêt, pour rencontrer et faire parler les protagonistes de cette terrible histoire.
Il en a tiré un récit vivant et implacable sur la Guyane d'aujourd'hui._____________________________
Le livre a les faiblesses d'un bouquin de journaliste: il ne va pas suffisamment au fond des choses, il demeure superficiel, manichéen, avec la vision des gentils sauvages victimes de la "méchante civilisation": de plus en plus d'Amérindiens vivent - bien - en renseignant et en ravitaillant les garimpeiros tout en multipliant les protestations officielles contre le fléau. L'ancien maire (amérindien) de Camopi avait son propre placer, ravitaillé avec la pirogue offerte par Sarkozy lors de sa visite officielle...
Rédigé le dimanche 29 mai 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 05 - Environnement, 06 - Livres, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
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L'article de référence, sur France-Guyane.
A ce nombre considérable de grossesses précoces (413) dont toutes (voir la partie 2) ne sont pas "scandaleuses" quand elles concernent des adolescentes qui vivent en situation d'autonomie réelle (amérindiennes ou Bushinengués de l'intérieur) il faut ajouter un nombre très conséquent d'IVG: 69 en 2010, rien qu'à Cayenne. Et sans remettre en cause le droit à l'IVG, il est permis de déplorer que cet acte qui n'est jamais anodin sur le plan psychologique soit considéré comme un moyen de contraception ordinaire. Surtout quand le taux de récidive est conséquent, de l'ordre de 12% chez les mineures!
Une citation de la gynécologue Nadia Thomas, gynécologue (voir l'article)
Pour toute contraception, il faut que la fille se l'approprie. Si c'est quelque chose qui vient de la mère ou du médecin, elle dit : « Oui oui » devant vous, mais elle ne la prendra pas. On donne la boîte de pilules, mais on ne va pas mettre un flic derrière chaque jeune fille pour vérifier qu'elle l'utilise. Il faut que la demande vienne d'elle. C'est aussi un travail d'éducation. Dans les collèges où les infirmières scolaires sont très présentes, très actives dans le domaine de la contraception et de la sensibilisation, on fait toujours baisser le nombre de grossesses précoces. C'est un travail d'éducation des parents et de l'école.
Je dois dire que "j'hallucine un peu". Parce que si l'école a son rôle à jouer, ce n'est quand même pas sa fonction, de se substituer à l'autorité parentale (première chose).
Et le garçon, dans tout ça? On occulte le fait que pour procréer, il faut en principe deux individus de sexe opposé. J'ai pour ma part participé, au collège de Saint-Georges de l'Oyapock, à des séances de sensibilisation au cours desquelles nous avons initié des moments "non mixtes": les garçons pouvaient alors poser des questions "entre mecs" devant un adulte référent, lui même étant un homme (vous imaginez un ado "coincé" parler de taille du sexe à une femme?), ces questions étant de surcroît anonymes (le billet dans une urne, lu et commenté). J'ai été épouvanté par le degré d'ignorance, même chez des adolescents de 14 ou 15 ans entrés dans la sexualité active et leurs préjugés tenaces. Et beaucoup ont été surpris - et manifestaient même des réactions apparemment positives - quand on leur assénait que oui, on pouvait être un vrai jeune homme sans pour autant jouer au coq dans la basse-cour, que non, la virilité ne se confondait pas avec la fécondité.
Lire la suite "Grossesses précoces, dans les DOM en particulier - (3)" »
Rédigé le dimanche 15 mai 2011 dans 01 - Société, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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La première partie de la note est disponible ici. (lien)
Dans cette première partie, nous écrivions qu'existaient des causes qui dépassaient de loin la simple recherche d'argent facile par le biais des prestations diverses (allocations familiales, logement, mère isolée, etc.)
Une preuve: dans les pays limitrophes, ces allocations n'existent pas - ou sont d'un montant dérisoire: la bolsa familial brésilienne ne donne qu'un coup de pouce en échange de contreparties strictes qui font gagner de l'argent à la société** - et il n'y a rien au Suriname, de même que dans les îles proches des Antilles françaises. Et on y constate pourtant de nombreuses grossesses précoces.
En réalité et sauf (rare) exception, ces grossesses touchent surtout des jeunes filles issues de catégories sociales défavorisées avec un faible niveau d'instruction (il n'en est parfois pas de même du "père", géniteur qui s'évapore souvent rapidement) C'est une fait statistique constaté un peu partout dans le monde, y compris là où le poids de religions oppressives maintiennent les femmes dans un fort rapport de subordination, que le taux de fécondité diminue en proportion inverse de l'accroissement du niveau éducatif: dans la Tunisie de Ben Ali et malgré sa répression, le poids de l'Islam croissait - mais la fécondité était devenu inférieure à celle de la France parce que l'école était plus performante que celle des pays voisins. Et que dire de l'Italie, pays catholique s'il en est, devenu un des moins procréants?
En vingt ans, grâce à l'alphabétisation et malgré le poids d'églises incroyablement rétrogrades, si fa fécondité reste élevée dans le nord du Brésil, elle diminue notablement au fur et à mesure que croît le degré d'instruction, malgré la bolsa familial censée la favoriser.
N'exagérerons pas l'importance des aides sociales. Certes une mère isolée parvient à cumuler - toutes allocations comprises - l'équivalent d'un petit salaire et cela fait rager les gens qui travaillent. Qui pour beaucoup déclarent ne pas pouvoir s'en sortir avec deux salaires de fonctionnaires majorés de 40% ou plus pour prétexte de cherté de vie dans les DOM (plus un abattement d'impôt sur le revenu de 40%): on atteint vite 6.000 euros mensuels pour un couple - tout en considérant que des "nababs assistés" s'en sortent avec 1000 à 1200 euros... Arrêtons les poncifs: on n'est pas miséreux quand on dépend des seules allocations, mais on flirte avec la très grande pauvreté.
Il y a d'autres facteurs, d'ordre ethnico-historique. En outre il y a maternité précoce conforme au mode de vie (quand on veut bien le considérer hors le regard formaté des sociétés occidentalisées, et maternité précoce que je qualifie d'inadaptée)
Lire la suite "Grossesses précoces, dans les DOM en particulier - (2)" »
Rédigé le mardi 10 mai 2011 dans 01 - Société, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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A propos de ce sujet traité dans France Guyane. Consternation... que dire d'autre?
Assurer sa scolarité, apprendre à devenir adulte tout en étant mère, c'est le combat de plusieurs centaines d'adolescentes en Guyane. Parmi ces jeunes filles, Cécile [le prénom a été modifié], 15 ans, se dit prête à assumer son enfant.
Cécile, 15 ans, vient tout juste d'avoir son enfant. Le 21 mars, à 2 heures du matin, elle accouchait d'une petite fille de 2,5 kg à l'hôpital de Saint-Laurent du Maroni. Elle a été suivie tout au long de sa grossesse et malgré son jeune âge, l'accouchement s'est fait sans difficultés particulières.
Heureuse et comblée, la jeune maman reconnaît qu'être parent est un métier difficile, car « il faut se lever tôt le matin, lui donner à manger, le laver, il faut aller regarder ce qu'il a lorsqu'il pleure, il faut toujours que tu le surveilles. » Et lorsqu'on lui demande si elle a des regrets, elle affirme que non. La jeune fille nous confie qu'elle a toujours eu l'intention de garder son bébé et qu'elle n'a jamais pensé à l'IVG (Interruption volontaire de grossesse).
Lire la suite "Grossesses précoces, dans les DOM en particulier - (1)" »
Rédigé le lundi 09 mai 2011 dans 01 - Société, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Ou comment récupérer beaucoup d'argent, et de ce fait se donner des marges pour la justice sociale
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La dame de fer brésilienne semble conforter sa réputation en s'attaquant sans complexe à des archaïsmes de la société brésilienne qui coûtent très cher et génèrent un état d'esprit fétide fait de népotisme d'un autre âge (ces politiciens qui s'attachent des obligés en leur obtenant des droits qui sont les leurs par le loi, ces innombrables avocats pus ou moins véreux qui vivent de manoeuvres glauques. Imaginez la France en passe de récupérer 3% de son PIB engloutis dans des dépenses publiques!)
La situation
En matière de retraite, le Brésil est à la fois généreux pour certains (pas ceux qui en ont le plus besoin) quand il s'agit de réversion, que ce soit la veuve éplorée ou les enfants. La pension du disparu est transférée sans abattement aucun au profit de ses proches : son conjoint le plus souvent ; ou, à défaut, ses enfants de moins de 21 ans, voire même ses parents parfois très aisés ou ses frères ou soeurs mineurs. De quoi aider à sécher des larmes...
Lire la suite "Brésil - Dilma s'en prend aux "Veuves joyeuses"" »
Rédigé le jeudi 05 mai 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
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Note "remontée" parce que pour des raisons que la raison ignore, c'est la plus lue depuis la création de ce blog
Le manioc est une plante originaire d'Amazonie, dont la partie comestible se présente sous forme de tubercules. On distingue deux variétés :
- le manioc doux (mandioca doce) qui se consomme peu ou prou comme des dachines ou autres tubercules, bouillis ou frits après épluchage ; c'est la "macaxeira" bien connue dans le Nordeste brésilien ;
- le manioc "amer", consommé par les Amérindiens d'Amazonie et, par extension, par les populations qui ont occupé ce territoire : Portugais (le blé était loin), esclaves noirs, Caboclos (métis d'Amérindiens et de Portugais), Cafusos (métis de noirs et d'Amérindiens) ainsi que toute la palette de ces mélanges ethniques.
Mais la consommation de ce manioc - sous forme de semoule communément appelée "farinha" au Brésil ou "couac" en Guyane française nécessite un traitement des tubercules très élaboré... faute de quoi on s'expose à une intoxication sévère qui peut conduire à une mort très pénible, la plante contenant une quantité plus que respectable d'acide prussique (ce qui, d'ailleurs, avantage non négligeable, la met à l'abri de nombreux prédateurs - malheureusement pas des fourmis)
Quasiment toutes les civilisations se sont fondées autour de la consommation quotidienne d'un aliment d'origine végétale : blé tendre (pour le pain), blé dur (pour les pâtes, les semoules, les galettes), épeautre (qui se rapproche du blé), riz, mil, maïs en Amérique centrale, haricots, fèves, olives, dattes, bananes, fruits de l'arbre à pain, etc. Un particularisme d'ordre génétique permet aux Inuits de vivre à partir d'aliments exclusivement carnés (ou peu s'en faut), très gras de surcroît en ce qui concerne les produits de la chasse (phoques, morses, baleines). Pendant plus de 1500 ans, la base de l'alimentation en France, c'était le pain.
Mais il n'en existe aucune autre, qui soit fondée sur la consommation majoritaire d'un aliment très toxique!
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Rédigé le dimanche 01 mai 2011 dans 01 - Société, 05 - Environnement, 10 - Histoire, controverses, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 15 - Gastronomie, profiter de la vie | Lien permanent | Commentaires (10) | TrackBack (0)
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le jour de Pâques.
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le site de la bataille de Verdun
Le "village" de Fleury-Douaumont
Jusqu'à dimanche, il était juste un soldat de la Première Guerre Mondiale, disparu depuis 95 ans. Déclaré mort par les fichiers du ministère de la Défense. Saint-Just Borigal avait 29 ans lorsqu'il est venu combattre pour la France, sur les champs de Bataille de Verdun, au sein du 119e Régiment d'Infanterie. Il y est mort, le 13 juin 1916, près du ravin de Basile, dans les bois de Fleury-devant-Douaumont après un violent assaut des Allemands.
Il aura fallu un exceptionnel concours de circonstances pour qu'il sorte de l'oubli. Et surtout, un objet inespéré : sa plaque d'immatriculation, accrochée à son poignet gauche, pour l'identifier. Les bois de Douaumont, considérés comme un temple sacré par tous les Meusiens, regorgent d'objets de la Première Guerre, d'obus allemands ou français et d'ossements de soldats jamais identifiés. Une à deux fois par an, par chance, ils ressurgissent du passé.C'est un couple de Hollandais qui a fait la découverte. On ne sait pas s'ils étaient venus fouiller le champ de bataille, un acte que combattent au quotidien les gendarmes de la compagnie de Verdun. Toujours est-il que ce couple est tombé sur des ossements. Et en a averti l'Ossuaire de Douaumont, qui regroupe tous les squelettes non identifiés des combattants de la Première Guerre Mondiale, allemands comme français.Au même moment, les gendarmes procédaient à une opération « anti-fouilleurs » , sur réquisitions du procureur de la République. Qui consiste à faire de la prévention sur les champs de bataille et à veiller à ce qu'aucun objet n'y soit ramassé.Lorsque les militaires ont eu connaissance qu'un Poilu avait été découvert par des touristes, ils ont tout mis en oeuvre pour le retrouver. Les Hollandais avaient laissé un croquis, mais la forêt est immense : il aura fallu plus de deux heures pour retrouver l'endroit décrit par le couple. Sept gendarmes se sont mis à déterrer, à mains nues au départ, les ossements de ce soldat, alors inconnu. Avec une seule idée en tête : retrouver sa plaque, pour pouvoir lui donner un nom. Moment de joie lorsque le morceau d'aluminium est sorti de terre : « Il va enfin pouvoir avoir une sépulture décente » , se réjouit le capitaine Pierre-Yves Le Trong, commandant de la compagnie de Verdun.a permis d'identifier les ossements (EF)Presqu'un siècle plus tard, le jour de Pâques, on a retrouvé le soldat Borigal.
Rédigé le vendredi 29 avr 2011 dans 01 - Société, 10 - Histoire, controverses, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
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Qui se réveille peu à peu.
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Cette magnifique cité brésilienne séparée de São Luis de Maranhão par un bras de mer (traversée assez mouvementée) est autant connue pour ses vestiges du passé (inscrits au patrimine mondial de l'Unesco) que par le centre spatial brésilien qui en est proche.
Les activités de ce dernier reprennent progressivement, après un terrible accident (une explosion au sol) qui a endeuillé la communauté scientifique et technique brésilienne) et paralysé l'activité spatiale. Tout comme Kourou, Alcântara est favorisée par sa position proche de l'Equateur, qui facilite les mises en orbite avec une force moindre : à capacité équivalente, un lanceur peut placer une charge plus lourde, surtout pour les mises en orbite géostationnaire.
Rédigé le mardi 26 avr 2011 dans 03 - International, 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos. | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Information dénichée sur l'excellent site brasilyane.com.
Pour les "psychologues guyanais", ça ne pose pas de problème de disserter sur le poncif de la Brésilienne, forcément bombe sexuelle. On se situe là au niveau des Noirs qui ont le rythme dans la peau, voire des Juifs doués pour faire de l'argent. Dans le genre poncif...
Notez que la grande majorité de ces "psychologues guyanais" sévit en milieu scolaire. réfléchissez avant de leur confier vos enfants ou au moins demandez-leur au préalable ce qu'ils pensent de cette caricature de "pensée"; surtout que le responsable de cette perle en rajoute, avec sa justification sur le forum associé au site.
Bonjour à tous,
Je suis étonnée du tritre très orienté négativement de votre article et des réactions envenimées qui y font suite.....Je suis personnellement l'auteure de la communication qui sera présentée lors de la table ronde de l'AGP ce vendredi. Je vous en livre d'ailleurs le titre complet: "la brésilienne "bombe sexuelle" ou le traumatisme accoutumé dans la rencontre des cultures"...
Comme vous le constatez le titre et très long et ne pouvait figurer sur une affiche d'où le raccourci quelque peu racoleur je vous l'accorde... [[[un simple point d'interrogation après, ce n'était pas possible?]]]
Avant de poser des jugements de valeur, très agressifs à mon sens, sur la qualité et les compétences des psychologues de Guyane, peut être aurai-il été intéressant de prendre le temps de nous contacter, et surtout de venir écouter le contenu de la communication!!!!
Le webmaster est garant de la qualité des articles qu'il édite sur son site, je trouve cela dommage d'avoir publié un tel article sans avoir connaissance du contenu ne serait-ce que du programme de la table ronde...
Je vous invite à venir entendre comment dans ma communication je m'élève en faux contre les stéréotypes qui sont véhiculés d'une culture à l'autre. "Monsieur Phillipe" que vous remerciez pour son article gagnerait également à prendre la peine de se déplacer pour l'occasion.
Je suis ouverte à la discussion et à l'échange mais je ne cautionne pas les condamnations arbritaires telle que celle qui figure en "1ère page" de votre site.
Merci d'autoriser mon droit de réponse_______________________
Ma réponse (qui n'engage que moi)
Il y a une mauvaise foi confondante dans ce "droit de réponse".
Lire la suite ""Psychologues guyanais" & "Brésiliennes bombes sexuelles"" »
Rédigé le dimanche 17 avr 2011 dans 01 - Société, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 16 - Eloge de la connerie. | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
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Rappel de la note précédente qui traitait su sujet.
Hystérie "humanitaire" et "solidaire" internationale"
Et il convient de remettre les choses sur le tapis, suite à la connaissance d'une "ONG brésilienne" qui propose aux gringos fascinés par le Brésil (c'est comme ça qu'il faut dire?) de faire quelque chose pour les enfants de là-bas. A Santa Teresa, quartier de Rio qui n'est pas le pire, loin de là. Ikoporan.org puisque c'est d'eux qu'il s'agit, drague le naïf (en anglais sur la Toile)
Welcome to Iko Poran! We are the leading Brazil-based international volunteer network. We recruit and place international volunteers in community projects around the city of Rio de Janeiro.
Volunteering with Iko Poran provides a unique opportunity to
- experience real life in one of the world´s most exciting cities, Rio de Janeiro, while picking up some Portuguese
- help local communities build a better life
- put your skills and experience to good use, and develop new ones
Avant Iko Poran... le flou, le visage tristounet
Après. les yeux brillants de reconnaissance, c'est obligé
Seulement le hic... pour avoir le droit de faire le bien, Iko Poran prend 915 euros (!!) aux humanitaires pour quatre semaines, ce qui inclut (quand même...) le logement (on peut trouver à Rio pour moins que ça - évidemment pas à Copacabana mais quand on vient faire le bien, on n'est pas attiré par le confort: il n'y avait pas de Hilton pour héberger Scweitzer à Lambaréné) et... 20 h de cours de portugais (sûr qu'avec ça, on est à même de communiquer et de se pénétrer de la psychologie des populations locales). Tous les frais "annexes" sont facturés en sus. Cela a beau être sans but lucratif, on dirait néanmoins que c'est "une affaire qui marche"...
On aimerait savoir: combien sont payés les cadres d'Iko Poran et surtout leurs "employés de base" brésiliens. Quel est le bilan financier et de l'activité réelle de cette "ONG sans but lucratif". Quelle est la part des "frais généraux" par rapport à celle dévolue aux dépenses effectives pour des actions, etc.
Quelles compétences pédagogiques sont requises? Quelles garanties sont demandées quant à la personnalité et aux antécédants des intervenants?
Il y a des cons, certes et la connerie n'est pas encore un crime (les prisons seraient pleines). Mais franchement, entreprenez une psychanalyse si vous êtes névrosé(e) plutôt que de soutenir de telles machinations. Ou faites moi un chèque...
Plus drôle encore. Dans un autre contexte, des jeunes "coachs" français vont aider des gamins brésiliens à apprendre à jouer au football (véridique). On va aussi au Brésil pour leur apprendre à danser (pourtant, les peuples colorés ont le rythme dans la peau, c'est bien connu...)
benjamin
PS. Iko poran, en Guarani, cela signifie "tout va bien". Mais pour trouver des Guaranis à Rio...
Rédigé le mercredi 13 avr 2011 dans 01 - Société, 03 - International, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 16 - Eloge de la connerie. | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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et onze gravement blessés par un déséquilibré
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Wellington Menezes de Oliveira, âgé de 23 ans, ancien élève du collège public Albert Schweitzer situé dans un quartier populaire de Rio est entré dans l'établissement et à ouvert le feu, faisant 23 victimes - dont 12 morts.
Seuls le courage, le professionnalisme et la "réactivité" des professeurs qui se sont barricadés dans leurs salles de classes avec leurs élèves, de même que l'intervention immédiate d'un sargente de la police militaire de l'état (appelé au secours par un gamin gravement blessé) qui, après sommation, a blessé le tireur fou au ventre (ce dernier, neutralisé, s'est alors suicidé), ont empêché que la tragédie ne soit pire encore. A ce jour, on ne connaît pas les motifs de ce geste sans doute commis dans un moment de folie.
Les pompiers furent très vite sur les lieux.
Tout le pays est prostré, mais fait preuve d'une dignité impressionnante. Pas de récupération politicienne sordide, pas d'annonce d'une loi supplémentaire: communion dans le recueillement et la douleur, et étude collégiale (entre le gouvernement fédéral et ceux des états en charge du maintien de l'ordre) des mesures concrètes à prendre.
Seule une "paralisação" temporaire des écoles et collèges publics, pour exiger davantage de sécurité: au Brésil, quand on a de l'argent, on met ses gamins dans des établissements privés gardés comme des bunkers par un nombre impressionant de vigiles armés. Ce sont les pauvres qui risquent leur peau.
On s'oriente, semble-t-il, vers une présence accrue des forces de police près des écoles et le renforcement de l'opération "ramène tes armes" qui a déjà permis de récupérer des dizaines de milliers d'armes à feu disséminées dans le pays, rachetées par les autorités et aussitôt détruites.
les plus hautes autorités du pays dans le recueillement
C'est une leçon de dignité et de maturité que le Brésil sous le choc transmet au monde. Malgré une violence omniprésente - qui va néanmoins en diminuant. Mais la route est longue et il faudra du temps pour que cette société s'apaise.
Cérémonie funéraire... lâcher de pétales de fleurs
benjamin
Rédigé le lundi 11 avr 2011 dans 01 - Société, 03 - International, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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ou comment se poser en experte incontournable...
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La députée guyanaise Christiane Taubira sera entendue demain matin par la commission des affaires étrangères.
Elle évoquera son rapport sur le projet d’accord entre la France et le Brésil dans le domaine de la lutte contre l’exploitation aurifère illégale dans les zones protégées ou d’intérêt patrimonial.
Cet accord prévoit notamment un contrôle accru des activités de négoce de l’or et des commerces de matériel d’extraction de l’or, de l’activité de transporteur sur le fleuve, ainsi que l’adoption de mesures pénales.
Le rapport de Christiane Taubira vise à informer la représentation nationale avant la ratification du texte par l’Assemblée nationale.
Il sera examiné en séance publique ce jeudi [7 avril].
Compte tenu de l’importance, la Guyanaise a obtenu que l’examen du texte soit accompagné d’un débat, alors qu’il était prévu en procédure simplifiée.
À la tribune de l’hémicycle, elle expliquera les enjeux de cette ratification. (France Guyane)___________________________________________
Fort bien, direz-vous, surtout quand on connaît les ravages que provoque l'orpaillage sauvage dans la forêt guyanaise. Taubira s'est bâtie une légitimité, un monopole sur la question. L'or de Guyane, elle connaît!
Dommage qu'élue de la Guyane depuis 1993, on ne la voit jamais dans un canot (quand on ne rotit pas, on est lessivé par des pluies diluviennes - ceci explique sans doute cela) - ce qui lui permet de légiférer avec compétence sur l’activité de transporteur sur les fleuves.
Pourquoi ne va-t-elle jamais dans les communes les plus touchées par le fléau de l'orpaillage sauvage? (Maripasoula et ses villages amérindiens en amont; Camopi, Saint-Elie, Saül, etc.)
Des mesures pénales?
Taubira nous fait une sarkozyte aigue, là. Parce que l'arsenal législatif existant suffit en matière de répression des entrées illégales sur le sol français, des atteintes à l'environnement et, avec les codes minier et forestier, du pillage des ressources.
Collaboration internationale? Le Brésil est exemplaire, qui ne fait absolument aucun obstacle au rapatriement de ses illégaux présents sur le sol guyanais (le certificat consulaire préalable est délivré automatiquement)
Simplement, pour réprimer ce fléau, il faudrait en Guyane de mille à deux mille places en maison d'arrêt (contre environ 300 de nos jours).
C'est seulement pour ça que les garimpeiros sont simplement reconduits après (parfois) confiscation des marchandises et or saisis sur les placers. Tout le reste n'est que bavardage - activité de prédilection de Taubira qui ferait mieux d'abandonner la démagogie pour stigmatiser certains de ses compatriotes qui s'enrichissent de manière colossale en ravitaillant les orpailleurs clandestins, que la justice n'ose guère inquiéter: à chaque fois des mouvements sociaux télécommandés paralysent le pays, dissuasifs. Moeurs mafieuses des bourgeoisies compradores alliées aux indépendantistes...
benjamin
Rédigé le vendredi 08 avr 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 16 - Eloge de la connerie. | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Rédigé le vendredi 01 avr 2011 dans 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos., 14 - De tout un peu. | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
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Vue satellitaire du delta de l'Amazone. Notez l'énorme tache jaune qui représente les quantités énormes d'alluvions déversées par le fleuve (des milliards de tonnes chaque année) et qui s'étaleront sur les côtes du nord du Brésil, des Guyane et du Venezuela (jusqu'à l'Orénoque)
Le delta de l'Amazone se déploie autour de l'île Marajo, grande comme la Suisse et la Belgique réunies lors de la saison sèche, mais qui, du fait de la montée des eaux, perd 90% de son territoire (alors inondé) lors de chaque saison des pluies. On s'y déplace habituellement à cheval ou à dos de buffle - mais l'équitation et moi, ça fait deux. Le buffle à la rigueur (c'est large et lent), mais le cheval... (Surtout ceux de la région, très vifs, euphémisme)
En revanche, j'adore marcher : j'ai donc pris un guide pour une randonnée de deux jours, qui comptent parmi les plus beaux de ma vie - même si la longue marche sous un cagnard implacable (32 km en un jour et demi sur un terrain difficile malgré les apparences) et une petite entorse à la cheville m'ont largement fait mériter le plaisir ressenti. Nous avons vécu de ce que la nature nous offrait : poissons, fruits et miel sauvages, noix de cocotiers, etc. n'emmenant que de l'eau avec nous.
Téléchargement du fichier textes & photos: excursion sur l'île Marajo (pdf, 2.90MO; cliquez sur le lien pour charger)
Utilisation libre. Merci, simplement, de m'en informer.
Quelques photos extraites de l'album évoqué ci-dessus.
(Légendes dans l'album)
Rédigé le lundi 28 mar 2011 dans 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos. | Lien permanent | Commentaires (11) | TrackBack (0)
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Suivez le blog "Vision Brésil" (clic droit sur l'image pour suivre le lien qui y mène)
La présentation, par l'auteur du blog (Jean-Jacques Fontaine).
Vous êtes sur le blog d’un journaliste suisse vivant au Brésil. Je vous propose des informations sociales, économiques et environnementales, sur ce pays contradictoire et fascinant. Vision-Brésil est d'abord destiné à un public francophone attaché au Brésil.
Ce blog est signalé par le toujours aussi excellent site brasilyane.com, qui donne des informations précieuses à tous ceux qui s'intéressent à l'activité guyano-brésilienne.
De ces sites, nous extraierons:
Ils étaient une poignée, 800 personnes, c’était en 1875, ils fuyaient la misère des campagnes française pour tenter l’aventure d’une nouvelle vie en pleine Amazonie. A Benevides dans l’Etat du Para.
benjamin
Rédigé le dimanche 27 mar 2011 dans 01 - Société, 03 - International, 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le ministère public de Brasilia a demandé l'ouverture d'une procédure contre l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour utilisation irrégulière de fonds publics et a sollicité le gel de ses avoirs, selon une source judiciaire.
Dans sa demande officielle, le parquet accuse l'ex-chef de l'Etat, au pouvoir de 2003 à 2010, et son ancien ministre de la prévision sociale, Almir Lando, d'avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique entre octobre et décembre 2004. Le parquet reproche aux deux hommes l'envoi de 10 millions de lettres signées de leurs noms, dans lesquelles ils expliquaient à un public de retraités comment obtenir des prêts à taux réduits.
Pour les magistrats, il ne s'agit pas là d'une communication d'intérêt public, mais bien de promotion politique, et l'opération aurait donc dû être financée par des fonds privés. En outre, les procureurs soulignent que les prêts étaient octroyés par une banque privée accusée d'avoir participé à un scandale de versements de pots-de-vin à des élus et dirigeants de la coalition au pouvoir qui a ébranlé le gouvernement Lula en 2005-2006.
Par conséquent, ils réclament à Lula et Lando la restitution de l'argent déboursé pour l'envoi de ces 10 millions de lettres. Ils demandent aussi à la justice de geler les avoirs des deux hommes, afin de garantir la restitution des fonds, s'ils sont poursuivis et reconnus coupables. (AFP)
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Commentaires.
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Rédigé le samedi 05 mar 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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... qui "cartonnent" dans les statistiques sans que je m'explique pourquoi
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(en cliquant sur les liens violets, vous accédez directement aux notes)
Saint-Georges de l'Oyapock, ou le petit paradis condamné.
Ce gros village se situe sur la frontière guyano-brésilienne
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La forteresse de Macapa (au nord du Brésil)
Macapa est la capitale de l'état de l'Amapa. Située juste à l'est du delta de l'Amazone, cette citadelle en contrôlait l'accès.
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Le tacacá de Belém, ou le "paradis sous la langue"
Au nord du Brésil... Belém est crade, Belém est violente, Belém interloque le passant ordinaire et souvent on y étouffe. Mais Belém est sans nul doute une des villes parmi les plus chaleureuses du monde, parmi les plus hospitalières, les plus exotiques.
benjamin
Rédigé le mercredi 23 fév 2011 dans 09 - Voyages, tourisme, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 13 - Photos., 14 - De tout un peu., 15 - Gastronomie, profiter de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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(économie fondée sur l'exportation contrainte de matières premières brutes et l'importation également contrainte de produits finis)
Après les premières renégociations des contrats concernant les exportations de fer (vitales pour le Chine, - premier client - et d'autres pays émergents) au cours desquelles Lula a imposé qu'il ne soit ne soit plus seulement vendu le minerai brut mais bel et bien des lingots, poutrelles et barres de fonte ou d'acier afin de dégager au Brésil même une confortable plus-value en même temps qu'on développe l'emploi, on envisage désormais la possibilité d'exporter de l'uranium enrichi.
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Lire la suite "Brésil toujours: finie, l'économie "coloniale"?" »
Rédigé le lundi 21 fév 2011 dans 03 - International, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Cette note est la suite du billet paru hier.
Nous évoquons maintenant la "zone règlementée"
Il faut d'abord préciser de quoi il s'agit. Une partie du territoire guyanais est "protégée" (le sud d'une ligne qui va d'est en ouest et qui "isole" la commune de Camopi sur l'Oyapock comme un certain nombre de villages amérindiens situés au sud de Maripasoula). Le but affiché est de protéger les Amérindiens contre les contaminations sanitaires, et contre le "choc des civilisations"
Cette zone est d'accès règlementé depuis un arrêté préfectoral datant de 1970, et quand on consulte le site de la Préfecture de Guyane (lien qui mène au libellé des formalités à accomplir) on a le sentiment que ça ne rigole pas. Comme on peut le constater... un enseignant régulièrement nommé pour aller faire son travail doit se soumettre à ces formalités tatillonnes, voire humiliantes.
En revanche du fait des carences de l'état, des centaines de garimpeiros venus du Brésil (mais parfois exploités par des orpailleurs locaux: j'y reviendrai) passent en toute impunité pour dévaster l'environnement. De plus sur la rive opposée de la rivière Camopi, la Légion a bâti un camp de transit dans lequel deux sections peuvent séjourner au cours des manoeuvres en "profonde".
Rédigé le samedi 19 fév 2011 dans 01 - Société, 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Camopi est une commune amérindienne (ethnies wayãpi et teko) située en Guyane, sur le fleuve Oyapock
(frontière guyano-brésilienne)
L'actualité récente a mis un "coup de projecteur" sur les populations amérindiennes à la suite d'un certain nombre de suicides dont celui d'un collégien - triste évènement que rien ne laissait présager - ainsi que celui d'un habitant de Camopi placé en cellule de dégrisement par les gendarmes après avoir été interpellé pour violences conjugales.
Pour ma part et désormais relativement éloigné de la Guyane, je ne suis plus à même d'évaluer la situation locale (j'ai travaillé à Camopi) mais je doute fortement que ces drames soient une "nouveauté": on en parlait déjà dans les années 80 et 90 et les statistiques, pour sinistres qu'elles soient, ne portent pas sur des quantités assez significatives pour être révélatrices.
Suicide dans une cellule de la gendarmerie de Camopi (lien France-Guyane)
L'entretien que le maire de Camopi, René Monnerville, a accordé au journal France-Guyane est éclairante. René Monnerville fait partie de la "jeune génération", celle qui a reçu une certaine instruction qui en fait quelqu'un de moins "manipulable" que ses prédécesseurs.
Maire de la commune depuis les dernières élections, son point de vue dont on peut penser qu'il est le reflet d'une bonne partie de la population va plus qu'à l'encontre de ces ethnologues (ou pseudo ethnologues) qui tiennent à maintenir les populations dites premières dans une sorte de vivarium qu'ils pourraient observer en développant leurs fantasmes. Du développement, il en veut, il le revendique pour ses administrés!
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Rédigé le vendredi 18 fév 2011 dans 01 - Société, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Avec l'exemple brésilien.
Source:
10 février 2011 par Adrien TORDJEMAN sur les yeux du monde (ce qui m'évite une longue et fastidieuse traduction de ce que j'ai pu lire sur divers médias du pays; opportunité en outre d'attirer l'attention sur ce site)
A noter que cette "inquiétude" ne se traduit guère que par la stabilisation de la monnaie qui se réévaluait de jour en jour depuis des mois. De ce fait le Brésil était pénalisé pour continuer d'exporter ses biens industriels de qualité.
Afin de contrôler l’inflation, le gouvernement brésilien vient d’annoncer une coupe budgétaire de 30 milliards d’US dollars. En 2010, l’inflation a atteint 5,9% au Brésil, avant de se poursuivre en janvier. Cette mesure de rigueur, directement orientée vers les marchés financiers, intervient après deux années de dépenses frénétiques destinées à relancer l’économie brésilienne. D’ailleurs, la coupe budgétaire sera principalement financée par l’arrêt total des exemptions d’impôts, subventions et autres mesures fiscales qui avaient permis l’investissement pendant la phase d’austérité. La rapidité de la réaction du Brésil à cette poussée d’inflation s’explique par l’expérience traumatisante vécue par le pays dans la première moitié des années 1990, où l’inflation atteignait des taux records (2477% en 1993 !) avant d’être jugulée en juillet 1994 par le plan Real, qui établi un contrôle strict de la masse monétaire et procéda à une désindexation de l’économie brésilienne.
Dilma Roussef, présidente du Brésil, en fonction depuis le 1er janvier, a assuré que ces coupes budgétaires ne concerneraient pas les programmes sociaux et les grands chantiers d’infrastructure.
Le PAC, programme d’accélération pour la croissance, pilier de la lutte contre la pauvreté, serait ainsi épargné par la mesure d’austérité prise par le nouveau gouvernement. Ce programme, lancé pendant la présidence de Lula, en est déjà à sa deuxième phase d’application.
En effet, après avoir inauguré en 2007 le « PAC 1 », doté d’un budget de 100 milliards d’euros sur trois ans, l’ex-Chef d’Etat avait lancé en mars derniers la deuxième phase du programme, le « PAC 2 ». Il s’agit d’un plan d’une envergure bien plus grande, puisque doté d’un budget de plus de 600 milliards d’euros et voué à être appliqué sur une durée de six ans.
Le gouvernement brésilien, au moment du lancement du programme, avait définit six axes majeurs (parmi lesquels la gestion des habitats précaires, l’énergie et les transports publics) avec comme but de stimuler la croissance tout en améliorant les infrastructures et en réduisant les inégalités.
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Lire la suite "Rétablir les grands équilibres financiers: autre manière de faire." »
Rédigé le lundi 14 fév 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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J'ai déjà eu l'opportunité d'écrire à quel point, malgré les suspicions que la police et la justice mexicaines soulevaient souvent à juste titre, j'avais plus que des doutes sur l'innocence de Florence Cassez... forcément innocente parce que française et qu'une Française ne saurait être coupable voire même suspecte - même si elle partageait son existence avec un truand notoire, avide qu'elle était de trouver le grand frisson. Eh bien oui, quand on recherche ce grand frisson il arrive qu'on soit bien servie.
Il en est de même, par ailleurs de ces dindes qui se retrouvent avec des bagages dans lesquels se trouvent neuf kilos de cocaïne prétendument glissés à l'insu de leur plein gré. Quand ce sont des Françaises arrêtées à São Paulo par la police fédérale brésilienne, elles sont soit totalement innocentes et victimes d'une effrayante machination, soit des pauvres filles manipulées et méritant de ce fait la plus grand indulgence. Quand ce sont des Brésiliennes interpellées à Roissy, elles sont évidemment coupables et ça ne fait pas débat (d'ailleurs ça n'en fait pas au Brésil où aucun comitié de soutien ne se constitue)
Cela dit, je me souviens fort bien avoir écrit que si d'aventure on croyait à l'innocence de Cassez, le meilleur service qu'on pouvait lui rendre, c'était de la boucler, de faire profil bas et de n'intervenir qu'en sourdine et seulement sur le plan "technique".
Parce que les gringos arrogants et perpétuellement donneurs de leçon qui mettent systématiquement en doute les pratiques locales, les Latinos ne les supportent absolument plus. Quand Sarkozy lance le débat de l'innocence de Cassez en s'impliquant personnellement, en sommant publiquement Calderon de libérer "sa" Française, il surchauffe une opinion publique - et si d'aventure le pouvoir exécutif ou judiciaire mexicain voulaient réexaminer le cas, ils en seraient de facto empêchés sous peine de déclencher une tempête locale.
Plus d'un an de silence après la tempête politique et médiatique... et la Cour de Cassation mexicaine peut enfin se saisir du dossier, l'opinion locale étant préoccupée par d'autres sujets.
Le recours en cassation de Florence Cassez sera examiné jeudi (lien NouvelObs.com)
A noter que l'information pouvait certainement attendre 48 heures avant d'être diffusée; que les bruits de bottes qu'elle risque de soulever au sein des pétitionnaires professionnels risquent d'être contreproductifs (qu'un politicien français éminent ou pire, Béhachel and Co en parlent avant la notification de la décision et c'est plié pour Cassez; dans le mauvais sens)
Et ça, les journalistes qui connaissent un peu le contexte local le savent. Donc quand ils font le tri de ce qui est publiable ou non, dans l'immédiat ou en différé et qu'ils balancent ça aujourd'hui, ils jouent avec le feu.
Cette susceptibilité des Latinos est anormale, direz vous? Peut-être, encore qu'il existe des éléments historiques objectifs qui l'expliquent (lisez et relisez ce qui concerne la doctrine Monroe et son dévoiement au nom desquels la première puissance de gringos a colonisé de facto le sud du Rio-Grande jusqu'à la Terre de feu - et cela pendant plus d'un siècle).
Et pour finir, demandez-vous comment nous aurions réagi si au moment de la condamnation de Patrick Dils coupable, forcément coupable (avant qu'il ne soit innocenté) Mexicains, Brésiliens, Colombiens etc. avaient pétitionné massivement pour critiquer notre système judiciaire (parfait comme chacun sait)
Benjamin
Rédigé le mercredi 09 fév 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 03 - International, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
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Des faits.
Les Hauts-de-Seine, département le plus riche de France, qui administre 1.750.000 habitants.
5.000 employés départementaux (un pour 350 habitants; c'est considéré comme beaucoup, trop selon certains).
La Guyane, qui administre 204.000 habitants (et un budget très confortable, par habitant)
3.000 employés départementaux (un pour 68). Il y en eut jusqu'à 5.000 sous le règne du défunt Elie castor, avec une population très inférieure.
Le département est certainement bien administré, me direz-vous, avec de tels atouts?
En Guyane, quasiment aucun service de restauration scolaire dans les collèges, qui dépendent des départements. Des milliers d'adolescents en pleine croissance se contentent d'un sandwich le midi. Certains, en plus, partent à 5h du matin (de nuit) pour revenir à 19 heures (de nuit) à cause de transports scolaires défaillants.
Malgré cette pléthore d'employés départementaux, les ATOS (en charge de l'entretien et de la gestion des collèges) sont en nombre dramatiquement insuffisant de même que les dotations de fonctionnement des dits collèges (en plus on déplore en permanence des retards de construction)
Service d'aide à domicile pour personnes dépendantes très insuffisant (heureusement, la solidarité familiale joue à plein dans cette société)
Quelques dizaines de km de départementales à entretenir, et à ne jamais déneiger ni saler...mais les routes en question sont dans un état lamentable. Oui je sais, il pleut beaucoup... tout comme il neige beaucoup en Savoie!
La "lutte antipaludique", ancien service de l'état, a fait place au "Service départemental de désinfection". Le paludisme qui était résiduel en 1981 explose, de même, plus récemment, que la dengue.
Le foyer d'accueil pour enfants et adolescents en danger, sous tutelle départementale a dû être fermé quand on a découvert que les "grands" se livraient depuis des années à des abus sexuels systématiques sur les petits, que les jeunes filles découchaient chaque nuit - le seul gardien présent avec une cinquantaine d'enfants les laissant passer car elles étaient en mesure de le terroriser. Le révélateur du scandale, ce fut l'assassinat précédé d'un viol commis par un "éducateur" sur une gamine. Le chef de mission de l'IGAS alors dépéché s'est déclaré horrifié par tout ce qu'il a découvert, mais il n'en est résulté que la démission du conseil d'administration. L'établissement a été fermé, mais aucun ne le remplace.
La liste est très loin d'être exhaustive.
Comprenez-vous pourquoi, quelle que soit par ailleurs leur sensibilité politique, l'immense majorité des DOMIENS vote toujours contre toute proposition statutaire de renforcement de l'autonomie des collectivités locales? Le jacobinisme est ici une maladie honteuse, mais qui touche une écrasante majorité de la population...
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Autre information: des enfants de 10 ans à 14 ans sont internés à leur contact direct, dans les mêmes services psychiatriques que des adultes, dont beaucoup sont des cas "lourds" Aucun service de pedo psychiatrie en Guyane.
Mais la masse salariale générale des agents départementaux dont la plupart ont été recrutés par un népotisme exacerbé, qui sont quasiment invisibles, pas touche!
Et pourtant, l'auteur de ce billet défend la nécessité d'un service public fort. Mais pas purement virtuel...
Benjamin.
Rédigé le dimanche 23 jan 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Et (triste) opportunité de faire deux éloges de la connerie
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Lire la suite "Brésil: catastrophe dans les environs de Rio." »
Rédigé le jeudi 13 jan 2011 dans 01 - Société, 03 - International, 05 - Environnement, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 16 - Eloge de la connerie. | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
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par Jean-Pierre Villeléger (abonné au Monde)
Je ne sais pas qui est ce monsieur, et au demeurant je m'en moque complètement. Mais l'accumulation des amalgames, des approximations, des contrevérités, des oublis fâcheux dans cette "argumentation" méritent qu'on se penche un peu sur cette "contribution" en soulignant en guise de préalable qu'il n'est absolument pas question d'absoudre les brigades rouges de leurs forfaits, pas davantage que ceux de la RAF en Allemagne, ou d'Action Directe en France.
Nous rappellerons simplement des vérités élémentaires.
Cesare Battisti a toujours nié être l'auteur des crimes dont on l'accuse, s'il reconnaît avoir appartenu à la mouvance des brigades rouges... comme des centaines voire des milliers d'Italiens, dont une immense majorité n'est jamais passé à l'acte "suprême": l'assassinat.
Il a été jugé de manière expéditive, on va dire, et par contumace.
Il a trouvé refuge en France où la doctrine Mitterrand fut tacitement approuvée des années durant par l'Italie. Les ex brigades rouges qui venaient chez nous, contre un engagement solennel de ne plus participer de près ou de loin à des actions liées à leurs activités passées bénéficiaient d'une forme d'asile. Pendant une éternité, aucune demande d'extradition émanant de l'Italie n'a été présentée.
Cette doctrine n'a pas peu contribué au retour de la paix civile en Italie, et ce pays ne s'en est que mieux porté (il n'a pas non plus eu besoin pour cela de "suicider" ses terroristes emprisonnés avec des balles dans la nuque tirées au cours de la même nuit, tous étant dans des cellules d'isolement, en principe sous surveilance maximale, comme cela s'est produit en Allemagne)
Battisti, en France, est devenu un paisible concierge, accessoirement auteur de romans policiers. L'Italie - on ne le soulignera jamais assez! - qui savait où il était et ce qu'il faisait l'a oublié pendant des années, au cours desquelles la paix civile est revenue dans ce pays que l'on donnait quasiment pour fichu, coincé qu'il était entre son terrorisme, sa mafia et sa camorra.
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Lire la suite "A propos de Battisti... Une chronique de singulière mauvaise foi. " »
Rédigé le vendredi 07 jan 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 03 - International, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Dilma Rousseff a été longuement ovationnée par les parlementaires, aux cris de "Dilma, Dilma !" Elle était arrivée quelques instants plus tôt dans la Rolls-Royce présidentielle** , sous une pluie battante, escortée pour la première fois par six femmes des services de sécurité. Parmi les milliers de Brésiliens venus de tout le pays assister à l'investiture de Dilma Rousseff, l'assistante sociale Miriam Vilela donnait le ton avec ce slogan sur son tee-shirt : "Les femmes peuvent plus, nous sommes plus nombreuses, nous sommes Dilma". Avec une trentaine de voisins, elle avait fait douze heures de bus pour venir à Brasília.
**(NB: une antiquité qui date de 1952, qui ne sert plus que les jours de passation de pouvoir; précision apportée pour anticiper des commentaires fielleux)
/...
Dans son premier discours devant le Congrès, Dilma Rousseff s'est donné pour priorité d'"éradiquer la pauvreté extrême". "La lutte la plus obstinée de mon gouvernement sera pour éradiquer la pauvreté extrême" qui touche encore 18 millions de personnes dans la huitième économie mondiale. Elle a souligné qu'il s'agissait d'un "engagement" qui devait être pris par toute la société brésilienne. Dilma Rousseff a aussi mentionné l'éducation, la santé et la sécurité comme priorités de son gouvernement. "On peut être un pays plus développé et juste et devenir une démocratie vigoureuse", a-t-elle dit.
(le Point.fr)
L'éducation, véritable talon d'Achille du Brésil, demeure médiocre, notamment dans le primaire et le secondaire (1), et empêche de former la main d'œuvre qualifiée dont le pays a besoin en cette période de croissance. La violence urbaine est un fléau nourri par les trafics de drogue. De manière plus générale, le Brésil est, malgré Lula, l'une des sociétés les plus inégalitaires de la planète (2).
Lula a amélioré le sort des plus pauvres. Mais, contraint, pour gouverner, de conclure des compromis permanents avec les partis d'opposition, il n'a jamais eu les moyens ni la volonté de s'attaquer à la corruption, de combattre la bureaucratie, ou d'entamer une réforme politique du système passant notamment par le financement public des partis. Dilma pourra-t-elle faire mieux ? (3)
Pendant son règne, la présidente devra aussi moderniser les infrastructures vétustes et saturées du pays (routes, aéroports, ports) pour accueillir le Mondial de football en 2014 et les jeux Olympiques de 2016 (4).
Réponse point par point.
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Lire la suite "Dilma au pouvoir... ça y est - Condescendance & arrogance françaises" »
Rédigé le lundi 03 jan 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le bénévolat est une théraphie que les gens ont trouvée pour se délivrer de l'ennui dans lequel la société les enferme, et souvent ils viennent nous "aider" pous se faire soigner eux-même !!!
(N., directeur d'un orphelinat situé au Brésil)
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Sur un forum de voyage auquel je participe , il y eut un débat... passionné on va dire, à propos de l'annonce récurrente et aussi nunuche que de coutume.
Bonjour, Je suis une fille de 25 ans. Je souhaiterais faire de "l'humanitaire" au Brésil. Auriez vous..... - des conseils à me donner? - un nom d'organisation? - une ville à privilégier?
La personne parle-t-elle portugais? Connaît-elle déjà le pays? A-t-elle des compétences particulières? Mystère. A-t-elle conscience que le Brésil est certes un pays dans lequel d'énormes disparités sociales existent mais qui émerge, dont le taux de croissance ferait pâlir d'envie n'importe quel Européen et que bien des pays certes moins glamours (sans plages, sans la samba, la caïpirinha et toute cette sorte de choses) ont des besoins autrement criants?
Bref ma pauvre, si tu rédiges tous tes CV ainsi, tu n'es pas prête de trouver un jour du boulot...
Je n'ai pas pu résister (il y avait déjà quelques réponses... contrastées, on va dire) à donner mon opinion en tentant d'argumenter.
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Lire la suite "Hystérie "humanitaire" & "solidaire" internationale." »
Rédigé le dimanche 02 jan 2011 dans 01 - Société, 03 - International, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane, 16 - Eloge de la connerie. | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (0)
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Manifestation d'ego, ou gaffe de la part d'un homme d'état aussi respectable que respecté et qui laisse le pouvoir après deux mandats consécutifs de quatre ans et une popularité inouïe de 87% ? (dans un pays où la quasi totalité des médias télévisés et écrits sont acquis à ses adversaires; leurs excès parfois même dignes des agissements du tristement célèbre et défunt Je suis partout, ou leur mauvaise foi continuelle ont dû paradoxalement l'aider, en plus évidemment du bien fondé de la politique qu'il a menée malgré de nombreux obstacles - parmi lesquels l'impossibilité structurelle d'avoir une majorité stable au Congrès)
Palais du Planalto, Brasilia (siège de l'exécutif présidentiel)
La passation de pouvoir entre Lula et Dilma (elle aussi du Parti des Travailleurs et qui fut vigoureusement soutenue par son mentor au cours d'une campagne que l'on qualifiera de... tonique) sera effective le 1er janvier. On rappellera que la Constitution brésilienne imparfaite sur bien des points** interdit à un président d'exercer plus de deux mandats consécutifs.
** à l'origine cette Constitution fut plus ou moins imposée par les militaires avant qu'ils ne rendent le pouvoir aux civils et peu amendée depuis: la majorité requise au Congrès pour la modifier est difficile à obtenir. Toutefois l'énorme taux de popularité personnelle de Lula, tout comme le très considérable taux d'approbation de la politique menée (plus de 80%) lui auraient sans nul doute permis d'obtenir une modification qui l'aurait autorisé à concourir une fois de plus; l'élection n'aurait été qu'une formalité, mais il n'a pas cédé à la tentation, avec le risque de se voir taxer de chavisme
Quelle mouche a piqué Lula, qui a déclaré à Rede TV (pour la première fois) qu'il pourrait se présenter de nouveau à la présidence et cela à dix jours de la prise du pouvoir par Dilma - moyen s'il en est, même involontaire, pour affaiblir l'autorité de la présidente désignée?
"On ne peut jamais dire non. […] Je ne peux pas dire non parce que je suis vivant, parce que je suis le président d'honneur d'un parti [le Parti des travailleurs] et que je suis un homme politique né."
Déclaration certes atténuée a posteriori par la précision: le Brésil a"une gamme extraordinaire de dirigeants qui peuvent disputer la présidence et que Dilma Rousseff pourra être candidate à sa réélection en 2014". (pourquoi signaler ce qui est une évidence?)
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Rédigé le mardi 21 déc 2010 dans 02 - Politique, 03 - International, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Source (entre autres)
Défense ouverte, par Jean Guisnel (le point.fr)
Extrait. En politique comme ailleurs, les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Mardi matin, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva l'a rappelé avec une certaine cruauté à son homologue français Nicolas Sarkozy, en déclarant que l'achat de l'avion français Rafale, qu'il avait promis, mais pas signé, se fera sans lui. C'est-à-dire qu'il ne se fera sans doute pas...
Autre source, très bien informée habituellement: Secret défense, JD Merchet
Extrait: Deux nouvelles pour le contrat Rafale au Brésil, une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est que le ministre de la Défense Nelson Jobim, farouche partisan de l'avion, sera reconduit dans ses fonctions par la nouvelle présidente Dilma Roussef, annonce la presse brésilienne. La mauvaise, c'est que, contrairement à ses promesses, Lula ne se décidera pas avant de quitter le pouvoir, fin décembre et qu'il laisse le soin de trancher à Dilma Roussef. Une annonce qui repousse encore la décision de quelques mois. (NB: je suis un peu surpris d'apprendre que Jobim est un farouche partisan du Rafale. Pour avoir lu diverses interviews qu'il a données, je le trouve infiniment plus nuancé; de toute manière, c'est Dilma qui tranchera si on s'en tient à sa réputation de dame de fer brésilienne)
Lire la suite "Brésil & Rafale... ça sent mauvais pour Dassault" »
Rédigé le jeudi 09 déc 2010 dans 01 - Société, 02 - Politique, 12 - Amérique latine, Brésil, Guyane | Lien permanent | Commentaires (13) | TrackBack (0)
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