On croit rêver, devant l'outrecuidance des "technos"
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Note en cours de rédaction
On croit rêver, devant l'outrecuidance des "technos"
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Note en cours de rédaction
Rédigé le vendredi 27 avr 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (1)
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Les dés sont roulés mais le double-six sera largement dépassé. On parie?
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(Photomontage: à l'origine, à la place de "vrai" il y avait une francisque)
Pour mémoire: voilà ceux qu'on honore le premier mai.
Rédigé le mercredi 25 avr 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (6)
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Pour un peu, on ajouterait que c'est un jeu d'enfant.
Un regard sur le "modèle" allemand.
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Après le drame que l'on connaît - et qui a fait suffisamment de victimes pour que par malhonnêteté intellectuelle pure on ne rajoute pas celles provoquées par le tsnunami lui même - à en lire certains on pourrait croire que c'est la centrale qui l'a provoqué -, les nucléophobes pavloviens se sont rués sur l'exemple japonais pour démontrer par "l'exemple" que la sortie du nucléaire serait un jeu d'enfant: la preuve, les Japonais s'en passeraient sans difficulté puisqu'ils en ont fermé 53 réacteurs sur 54 à la suite:
- du traumatisme très compréhensible qu'ils ont ressenti;
- de la découverte (avec horreur) du fait que leur système de production électrique aux mains de compagnies privées s'était développé hors de tout contrôle d'une autorité indépendante et que les considérations de profit à court terme avaient primé sur les impératifs de sécurité.
Une raffinerie japonaise surexploitée explose.
Dans quelles circonstances cette "sortie brutale du nucléaire" s'est-elle opérée au Japon?
Tout d'abord, en période de récession économique. L'économie japonaise tourne au ralenti et l'appareil de production "tire" moins sur les ressources énergétiques. En outre si la part du nucléaire dans la production d'électricité est supérieure au Japon à ce qu'elle est en Allemagne, elle est inférieure à ce qu'elle est en France (75%). Sinon, cette baisse de l'offre en électricité aurait cassé la croissance.
Lire la suite "Fukushima démontrerait que "sortir du nucléaire, c'est facile"" »
Rédigé le vendredi 13 avr 2012 dans 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (8)
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Si vous taxez trop les riches, ils vont tous partir et finalement, on y perdra considérablement. C'est ce qu'on nous ressasse jusqu'à l'écoeurement, sans même réaliser l'énormité de la plaidoirie.
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Quand la France était engagée dans une guerre totale, il y eut de pauvres gars qui désertèrent soit par conviction pacifiste, soit parce qu'ils avaient une trouille de tous les diables non pas de perdre de l'argent (la sagesse populaire énonce que ce n'est pas mortel) mais d'y laisser leur peau ou, s'ils avaient de la chance, un ou plusieurs membres, leur gueule ou leurs poumons.
Des décennies plus tard, ils sont encore couverts d'approbre: il suffit de se souvenir du déchainement de haine de la droite lorsque Jospin suggéra que les mutins de 1917 méritaient sans doute une réhabilitation, eux qui avaient combattu courageusement trois années durant, qui avaient vu mourir des camarades, et qui ne contestaient pas l'idée de défendre la patrie: ils ne voulaient simplement plus sortir pour rien des tranchées, sous la mitraille; empêcher les boches d'avancer d'accord, se faire hacher menu dans une offensive pour le communiqué, non (Philippe Seguin, dans cette affaire, fut très mal inspiré de porter le fer contre ces hommes).
Même ceux qui ont quitté leur pays pour ne pas collaborer à une guerre coloniale indéfendable sur le plan moral sont mal vus. J'ai un ami brésilien d'origine portugaise qui a fui Lisbonne pour ne pas massacrer des Africains au cours de cette sale guerre intermibable que Salazar menait en Angola et au Mozambique (guerre qui, en outre, maintenait le Portugal dans le sous-développement tant elle coûtait cher). Il n'est jamais rentré - autrement que pour de courts voyages - parce qu'il sentait une réprobation contre le déserteur qu'il était - alors même que le peuple portugais réprouvait majoritairement ce conflit et a de ce fait changé de patrie. Et quid des insoumis de la guerre d'Algérie?
Mais envers les déserteurs fiscaux, il ne faudrait éprouver que de la compréhension - voire de la compassion. Voilà des individus qui s'exonèrent du devoir de tout citoyen, dans toute démocratie: payer l'impôt dont les modalités ont été définies par la loi, et dont c'est un postulat pour beaucoup, d'affirmer qu'ils sont peut être dans le vrai, qu'il faut les comprendre!
Lire la suite ""Evasion fiscale si on taxe trop..." - L'argument éculé. " »
Rédigé le mardi 10 avr 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (8)
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Car elle met en évidence les insuffisances crasses de nos dirigeants économiques et politiques.
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Cette note est inspirée d'un article de Stéphan Bourcieu, directeur général du Groupe ESC Dijon-Bourgogne. Stéphan Bourcieu est professeur de management stratégique, enseignant au sein de l'institution qu’il dirige. Il a écrit de nombreux articles scientifiques, chapitres d’ouvrage et communications dans des conférences académiques. Chercheur, il a également mis les mains dans le cambouis en créant et en dirigeant lui même une entreprise industrielle (Fait suffisamment rare pour être signalé*).
* Quand on sait faire une chose, on la fait. Quand on ne sait pas, on l'enseigne.
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C'est une histoire belge qui fait rire... les Belges et consterne Bercy: parce que si les sacro-saintes agences de notation établissent des comparaisons, la France sera forcément en ligne de mire.
La Belgique a fait pencher du bon côté la balance de son commerce extérieur, quand la France a établi en 2011 un déficit commercial record (70 milliards) qui pulvérise celui de 2008 (en pleine crise) quand nous en étions à "seulement" 56 miliards. La petite Belgique, elle, dégage en 2011 un excédent commercial supérieur à 7 milliards d'euros (Sources : Agence pour le Commerce Extérieur, BNB, ING Economic Research). Cela correspond, ramené aux populations respectives, plus de 20 milliards d'excédent pour la France si nous étions dans cette situation.
Pourtant, c'est un euphémisme que d'affirmer que les "atouts" belges sont a priori peu nombreux.
Lire la suite "Economie française... Une histoire belge qui ne nous fait pas rire." »
Rédigé le samedi 31 mar 2012 dans 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (6)
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Pour le moment, l'Allemagne est dans une conjoncture favorable et domine l'Europe, avec une arrogance qui se retournera contre elle au premier signe de faiblesse.
Ce pays a des atouts incontestables. Qu'en est-il de ses faiblesses?
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Le chômage en Allemagne, s'il est un peu moins élevé qu'en France, n'est quand même pas flamboyant et ce sont surtout les Länder de l'ex Allemagne de l'Est annexée dans les années 90 les plus touchés. Ces résultats moyens sont dus à plusieurs facteurs, structurels et conjoncturels.
Comme facteur structurel, la mentalité Kinder Küche, Kirche : la mère qui aspire à travailler est peu considérée - et la société n'est pas adaptée: peu de crèches, scolarité en maternelle limitée. Les Osties furent désagréablement surpris quand le gouvernement central voulut les mettre au pas sur cet aspect de la question sociale.
Une natalité catastrophique qui ne renouvelle pas les générations: avec plus de 80.000.000 d'habitants, l'Allemagne doit insérer chaque année moins de jeunes que la France et ses 63.000.000 d'habitants.
C'est un avantage budgétaire à court terme, mais comment financer les retraites d'ici peu? (nous en reparlerons)
Facteurs conjoncturels... Certes le chômage a un peu baissé (pour les raisons démographiques évoquées ci-dessus) et avec le plan d'austérité infligé par le "socialiste" Schröder et aggravé par Merkel. Mais cela imposa une baisse drastique des salaires pour les entrants sur le marché du travail, qui enchanta le patronat avec des mesures coercitives prévues contre qui refuse des conditions indignes: pour les titulaires des minimas sociaux, il existe des emplois (obligatoires) payés un euro de l'heure ; il est facile d'être compétitif en doublant en une décennie la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (en revanche rien ne fut entrepris pour que l'effort soit mieux réparti, les patrons teutons étant payés au niveau de leurs homologues français). A ce compte là, en mettant les standards européens au niveau du Bangladesh, on rétablirait une compétitivité par la politique de l'offre... mais pour vendre à qui, faute de consommateurs?
Rédigé le samedi 17 mar 2012 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
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Pour répondre à la demande du gouvernement d'éclairer la discussion sur les perspectives énergétiques de la France à l'horizon 2050, nous avons dirigé la rédaction d'un rapport rendu public le 13 février. Parmi plusieurs autres propositions ce rapport recommande un allongement de la durée d'exploitation du parc nucléaire actuel, mais sous des conditions très strictes, parce que c'est actuellement la solution de "moindre regret". Ce faisant, nous ne prétendions pas détenir la vérité et nous n'entretenions pas l'illusion que nos propositions recueilleraient une approbation générale. Tant mieux, au contraire, si elles suscitent un débat ; encore faut-il que ce débat soit honnête. La manière dont il s'est instauré dans certains médias ou sur certains blogs est à cet égard préoccupante.
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Constatons tout d'abord un syllogisme vicieux mais très répandu. Première prémisse : quiconque n'est pas anti-nucléaire est pro-nucléaire. Seconde prémisse : quiconque est pro-nucléaire est partial. Conclusion : seuls les anti-nucléaires sont objectifs. Et voilà comment on décrète des catégories manichéennes là où on a besoin de nuances et voilà comment, sans avoir l'air d'y toucher, on fabrique un délit d'opinion.
Certaines critiques vont plus loin, en scrutant le curriculum vitae des membres de la commission d'experts que nous avons animée: toute personne ayant eu un jour de sa vie professionnelle une responsabilité dans le domaine de la politique énergétique ou de la production d'énergie non renouvelable doit être récusée, tant il est clair que ses fonctions passées ont irrémédiablement altéré son jugement. On ne voit pas pourquoi s'arrêter en si bon chemin ; il convient donc des récuser également, pour les mêmes raisons, ceux qui ont travaillé à développer les énergies renouvelables ou la maîtrise de l'énergie ; ne sont-ils pas en effet aussi peu objectifs que les précédents ? On arrivera ainsi à créer des commissions d'experts qui ne sont experts de rien du tout. C'est peut-être l'objectif ; après tout qui se soucie encore de ce que disent les experts ?
Rappelons que le rapport Energies 2050 est le fruit de la réflexion de cinquante personnes, d'opinions et de sensibilités diverses, qui ont travaillé pendant quatre mois en auditionnant près de quatre-vingt organismes ou personnalités, le tout sous la coordination d'un groupe de 10 rapporteurs d'une particulière efficacité. Il suffit d'avoir l'honnêteté de lire le rapport dans son intégralité (annexes comprises) pour apprécier toutes les nuances, les précautions.et les incertitudes voire les doutes qui caractérisent les recommandations qui sont les nôtres. Il est piquant de constater que ceux qui récusent avec le plus de conviction les membres de notre commission, coupables de n'être pas assez anti-nucléaires, sont précisément ceux qui, invités à y participer, s'y sont refusés, sans doute afin de conserver intacte leur capacité de dénigrement !
Le mot "dénigrement" que nous venons d'employer peut sembler fort ; c'est pourtant celui qui convient. Comment qualifier autrement le procédé qui consiste à se saisir d'une version préliminaire du rapport obtenue par indiscrétion, version par conséquent incomplète et inachevée, et à relever ce qui lui manque pour qualifier l'ensemble du travail d'escroquerie intellectuelle ? Le minimum d'honnêteté intellectuelle n'aurait-il pas été d'attendre la publication du texte complet et définitif ?
On peut penser que tout ceci est sans importance, qu'il s'agit du jeu normal du débat d'opinion, par presse interposée. Ce n'est pas notre avis, et voici pourquoi : les mêmes qui se livrent à ces faux syllogismes et à ces procès d'intention sont ceux qui réclament à cor et à cri un "grand débat sur l'énergie". Personne ne souhaite plus que nous ce débat, à condition qu'il soit équilibré et qu'il permette aux experts de toutes tendances de s'exprimer et de faire entendre les éléments sur lesquels ils se sont appuyés ; pour ce qui nous concerne, l'urgence de la lutte contre le changement climatique, la gravité de la crise du financement, la réalité des coûts et la richesse à préserver des compétences scientifiques, technologiques et industrielles de notre pays. Ce que suggère l'attitude de certains, c'est un débat dans lequel seule une thèse aurait la parole et qui ne serait qualifié de "conclusif" que si les conclusions étaient conformes à cette thèse. Ce n'est pas notre conception du débat démocratique.
A lire : le rapport Energie 2050.
Jacques Percebois, professeur à l'université de Montpellier-I ;
Claude Mandil, ancien directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie.
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Tribune parue sur le site du Monde.fr, transmise sur l'Agora par mahikeulbody que je remercie.
benjamin borghésio-ruff
Rédigé le vendredi 16 mar 2012 dans 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (0)
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On compare souvent la situation française de l'emploi à d'autres, "forcément" meilleures en évoquant habituellement les exemples allemands, scandinaves ou hollandais. Voyons de quoi on parle.
Ensuite, nous évoquerons cette frange de la population qui, par inadaptation, suite à des handicaps de diverses natures, à cause de sa "paresse" comme disent les moralistes, déploient des stratégies d'évitement du travail.
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Le "modèle" allemand... Entre deux et trois points de chômage en moins (les statistiques varient selon la manière de compter), ce qui semble flatteur pour l'Allemagne et il n'est pas question de nier cette réalité. Juste de la nuancer. Parce qu'avec ses 85 millions d'habitants, l'Allemagne lance sur le marché de l'emploi, chaque année, moins d'enfants que la France (population : 65 millions): si nous avions 200.000 entrants de moins chaque année sur le marché de l'emploi, il est évident qu'à court terme nous aurions moins de problèmes.
Le contexte allemand est certes favorable pour le moment mais que deviendra une économie privée de salariés quand tous ou presque auront atteint l'âge de la retraite ou seront amenés à travailler jusqu'à point d'âge? (outre-Rhin la moyenne d'âge est déjà substantiellement plus élevée qu'en France) Il n'est pas excessif de dire que sauf pour quelques individus dans quelques professions, la productivité est en général moindre à 70 ans (voire 75... proposition du gouvernement suédois actuel) qu'à 30 ans.
En outre "l'agenda Hartz" initié par Schröder (à quoi sert la droite quand on a une telle gauche?) avait pour ambition de rétablir la compétitivité de l'Allemagne en créant une politique de l'offre. En demandant aux actionnaires de moins se gaver? En demandant au patronat encore mieux payé que celui de France de faire un petit effort?
Non. En doublant le nombre de travailleurs pauvres (et outre-Rhin, les critères sont encore plus drastiques pour être considéré comme pauvre. Conséquence... l'espérance de vie recule: légèrement, mais elle recule). Des centaines de milliers de chômeurs qui perçoivent une allocation sont contraints - sous peine de tout perdre - d'accepter des travaux payés un euro de l'heure (vous avez bien lu) et avec ce pactole, ils ne sont plus recensés comme chômeurs. A ce compte-là, en établissant les standards sociaux du Bangladesh, notre compétitivité serait tellement rétablie en Europe que le chômage disparaîtrait en théorie (quoique... qui achèterait ce qu'on produit?)
Lire la suite "Faut-il contraindre les chômeurs à travailler sous la contrainte ? (2)" »
Rédigé le mardi 13 mar 2012 dans 01 - Société, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (6)
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C'est une idée ressassée par la droite populiste dont la stratégie est de dresser les citoyens les uns contre les autres, espérant profiter des divisions ainsi suscitées : "la France meurt du cancer de l'assistanat" (Wauquiez qui proféra cette énormité oublie qu'il fut assisté dès sa prime jeunesse, "naturellement", par un milieu social privilégié et le carnet d'adresses qui en découle. Quid de ce cancer qui fait que ce n'est plus au mérite qu'on progresse, dans la plupart des cas ?).
Tout d'abord, pourquoi ne parler que des supposés parasites qui refuseraient de vivre de leur travail en occultant pudiquement les millions de gens qui seraient ravis qu'on leur en proposât un, qui serrent les poings quand on les menace de suspension des allocations dès lors qu'ils auraient refusé trois offres d'emplois viables alors qu'ils en attendent désespérément une ?
La lecture (ce livre devrait être un ouvrage culte et tout DRH, syndicaliste, politique, digne de ce nom devrait l'avoir lu et analysé) de Quai de Ouistreham (lien) est éclairant, avec la description du quotidien de ces innombrables travailleurs plus que pauvres : miséreux, qui font à leurs frais des dizaines de kilomètres en voiture pour gagner une vacation de 20 euros en se cassant le dos, en se brûlant les mains avec des produits corrosifs et qui n'envisagent pas de solliciter un RSA qui rapporterait davantage que leur activité ou qui a minima leur garantirait un complément de revenu appréciable dans cette situation. Travailleurs qui ignorent leurs droits ou qui, plus souvent, les refusent par fierté.
Qui sont les privilégiés en 2012 ? C'est Morano qui fournit la réponse :
- Quand on a le privilège d'avoir un emploi, on fait tout pour le garder!
Tout est dit : le droit au travail inscrit dans le préambule de la Consti- tution devient un privilège aux yeux de ceux qui prétendent stigmatiser les assistés... La privilégiée de 2012, pour une ministre UMP, c'est la petite vendeuse de fringues et ses 1.200 euros mensuels.
Lire la suite "Faut-il contraindre les chômeurs à travailler sous la contrainte ? " »
Rédigé le lundi 12 mar 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (14)
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La droite, seule légitime pour exercer le pouvoir.
Le bon exemple espagnol...
Pays-bas et pays de l'ail
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Une fois de plus, la droite démontre qu'à ses yeux, elle est seule légitime à exercer le pouvoir. Cette fois, le stratagème employé est la multiplication des attaques concernant "l'inexpérience des opposants de Nicolas Sarkozy" (dont le challenger favori, mais pas seulement)
En clair, quand la droite est au pouvoir par temps de crise, il ne faut pas changer "un capitaine expérimenté" (quand bien même à la suite de manoeuvres hasardeuses il aurait coulé son rafiot) et en période de prospérité on ne voit pas pourquoi on changerait une "équipe qui gagne".
Donc l'alternance est inutile (sauf si par décision incompréhensible du peuple, elle était par accident écartée des palais nationaux)
Il parait qu'il faut avoir occupé longuement des postes ministériels pour être apte à gouverner. On apprend ainsi que CHarles de Gaulle, Konrad Adenauer, Willy Brandt, Franklin Delanoé Roosevelt, Harry Truman, JF Kennedy, Lyndon Johnson, Richard Nixon, Hellmut Schmidt, Margaret Thatcher, Tony Blair, B. Clinton, H. Kohl, GW Bush, A. Merkel, B. Obama, L. Zapatero, James Cameron, M. Monti (la liste est loin d'être exhaustive) ont été ou sont des dirigeants d'une incompétence crasse, par manque d'expérience. Toujours bon à savoir...
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Voilà un pays cité en exemple pour son sérieux depuis dix ans au moins. Zapatero qui est resté socialiste à peu près comme Sarkozy est devenu trotskiste a renoncé à tout ce qui devrait faire la "marque de fabrique" d'un gouvernement de gauche en principe attaché à la préservation des intérêts des catégories populaires, en multipliant les mesures d'austérité, en "liberalisant" l'économie, afin de réparer (selon les dogmes libéraux) les conséquences d'une crise à la fois financière et immobilière qui frappait L'Espagne, pays donné en exemple autant par les "socialistes raisonnables" que par la droite, parce qu'il dégageait même un excédent budgétaire.
Les électeurs préférant logiquement l'original à la copie ont infligé une raclée historique à ces "socialistes", se réfugiant dans une abstention massive qui porta au pouvoir Rajoy, néo-franquiste assumé qui en a logiquement remis une couche en abaissant encore davantage le peu de droits sociaux qui subsistaient, afin de rétablir les grands équilibres. Un quart de la population est au chômage (dont 50% des moins de 25 ans privés de toute indemnité). L'Espagne est devenue terre d'émigration massive, le marché du travail est encore "assoupli", dans le but de retrouver les fondamentaux économiques.
Conséquence. Le dérapage budgétaire espagnol s'accroît et Bruxelles le juge "grave" (du fait de la récession massive et de l'angoisse qui saisit la population, plombant ainsi tous les comptes)
Prenant ses partenaires européens de court, Mariano Rajoy avait annoncé vendredi que l'objectif du déficit public espagnol serait de 5,8% cette année, au lieu de 4,4% visé précédemment, dans l'objectif d'un retour au maximum autorisé de 3% par l'UE en 2013. Des responsables des institutions européennes ont averti qu'ils resteraient intransigeants sur le retour du déficit à 3% du PIB en 2013.
"Jusqu'à novembre dernier, on nous disait que l'Espagne allait être un peu au-delà de l'objectif" de déficit de 4,4%, "le 30 décembre 2011 on nous a communiqué un dérapage majeur, de 2 points, et il est passé à 2 points et demi" vendredi, a souligné M. Altafaj. "Nous avons besoin de chiffres solides, validés, pour faire une évaluation complète" de la situation avant de faire des recommandations aux Etats européens concernant la suite des événements, a-t-il souligné.
En clair, malgré ces efforts qui allaient au-delà des "recommandations" de la Commission (on n'est pas dans une situation à la grecque: les impôts rentrent en Espagne), l'austérité ne fait qu'accroître les déficits, et pour corriger cela on se prépare à infliger des sanctions économiques drastiques sous forme d'amendes communautaires... qui tireront encore davantage le déficit. Le blessé perd tout son sang, pour le soigner on lui inflige une saignée. A part ça, le dogme de Merkel sur la rigueur et l'équilibre mécanique indispensable est la seule alternative...
Autres nouvelles du front : les Pays-bas qui eux aussi dédaignent les "pays de l'ail" en rabattent singulièrement: leurs prévisions de croissance et de déficit sont telles - malgré leur orthodoxie - que prudemment ils s'astreignent à plus de modestie.
Le chroniqueur Rob de Wijk souligne dans Trouw qu’il est grand temps que les Pays-Bas arrêtent de faire la leçon aux “pays de l’ail”, comme on surnomme aux Pays-Bas les Etats du Sud de l’Europe, car :
De tous les pays européens riches, les prestations des Pays-Bas sont les pires. La récession est ici aussi forte que dans les pays de l’ail dont on n’arrête pas, de façon incessante et sur un ton hautain, de prendre la mesure.
benjamin borghésio
Rédigé le samedi 10 mar 2012 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (5)
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Pour lire la première partie, suivre ce lien.
Certes, la France se caractérise par une part prédominante donnée à l'électricité, en particulier pour le chauffage. Les Allemands emploient encore du charbon (à usage individuel, moins. En revanche il est employé dans des centrales de chauffage urbain) et surtout leurs besoins en gaz, déjà élevés, explosent depuis qu'ils ont entrepris la sortie du nucléaire.
Si on renonce au chauffage électrique, comment la pollution atmosphérique (80% des citoyens vivent en ville) évoluera si on recourt au gaz, au fuel, au charbon, même en tenant compte d'un supposé plan d'isolation efficace à un prix acceptable seulement pour les bâtiments neufs? Et quid des pompes à chaleur atmosphériques qui sont le mode le plus rationnel et le plus rentable de produire à la fois du chaud et du froid (air et eau)? Avec une électricité rationnée de facto (quantité délivrée ou prix dissuasif), on dira adieu à cette technologie qui mériterait une promotion accrue - d'autant qu'il s'agit de machines dont fabrication comme entretien créeraient des emplois (non délocalisables pour l'entretien)
Même l'emploi de granulés de bois, à la mode mais très coûteux pose problème : contrairement à une idée reçue, la combustion du bois est terriblement polluante non pas tant par le carbone qui donne la chaleur que par les sèves, résines et accessoirement ... les engrais et pesticides ajoutés lors de la sylviculture. (cf. les causes de mortalité précoce dans les populations "primitives" qui l'utilisent au quotidien: cancers primaires du poumon et du foie, véritable "marqueur" de ce mode de vie quand ils sont rarissimes en Occident où ces organes sont touchés le plus souvent par des métastases). En outre quels que soient les dispositifs de récupération de chaleur, même les plus sophistiqués, le chauffage au bois consiste à chauffer le ciel... pour 30 à 80%. Dans ces conditions, parler de rationnalité...
Fagots ou bûches? Avec la livraison en camion et le stockage en ville (où?), quel est le bilan énergétique? En outre, pour concevoir des bâtiments à énergie neutre, le bois est sollicité pour ses qualités isolantes, la facilité relative de le travailler et la faible quantité d'énergie nécessaire pour cela (comparé au ciment, par exemple): gaspillera-t-on notre bois pour donner un peu de chaleur et beaucoup de CO2, ou le traitera-ton en ressource durable ? (sans compter le rôle vital des forêts, que ce soit comme réserves naturelles ou de zones de loisirs qui développent des millions d'emplois liés au tourisme)
Lire la suite "La dernière offensive des "écolos" : sus à l'électricité! (2)" »
Rédigé le samedi 10 mar 2012 dans 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (5)
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Offensive incompréhensible pour une infinité de raisons, que nous cernerons dans cette note en deux parties.
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Fabrice Nicolino s'y est mis dans un récent numéro de Charlie-Hebdo, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on l'a connu mieux inspiré (c'est un des rares de la secte qui sait en général de quoi il parle et qui en parle sans a priori, faisant passer la vérité scientifique avant le dogme. Qu'on soit ou non en accord avec eux, la lecture de ses chroniques comme celles d'Antonio Fischietti rentabilisent largement l'achat de l'hebdomadaire dit satyrique.
Tous les poncifs relatifs aux "défauts" de l'électricité ressurgissent, sans qu'on mette en balance ses avantages. Tout d'abord, si les moyens de la produire peuvent être très polluants dès lors qu'on emploie des produits carbonés : charbon, gaz, pétrole, sa consommation ne dégage aucune nuisance et est d'une souplesse infinie: on appuie sur un commutateur.
Le prix maintenant. Nicolino évoque des situations (réelles) de malheureux ruinés par un chauffage électrique inadapté, dès lors que quelques convecteurs réchauffent un logement plein de courants d'air. C'est ben vrai ça ma bonne dame, vaut mieux isoler que chauffer la rue, mais qui peut prétendre sérieusement que l'argument ne tient pas, quel que soit le mode de chauffage employé ?
Tant que - et ça prendra des décennies plus un investissement colossal - nous n'aurons une majorité de bâtiments à énergie neutre ou positive* (qui n'en consomment pas voire qui en délivrent, de par leur conception), il faudra chauffer et, de plus en plus, compte tenu du vieillissement de la population, rafraîchir pendant l'été. Or quoi de mieux qu'une énergie qui ne demande pas de visite de sécurité annuelle voire plus fréquente ? Combien d'accidents encore, chaque année, dus au monoxyde de carbone ou à des incendies ? Une énergie dont on peut programmer avec exactitude les mises en service pour les faire coïncider au mieux avec les besoins des résidants et, plus tard avec les compteurs intelligents, avec les capacités de production / distribution ?
* Et il faudra un consensus pour les occuper : c'est pas gagné : un peuple qui a mille ans d'histoire ne change pas de mode d'habitat d'un claquement de doigts, sauf à employer la coercition.
Nicolino parle de convecteurs médiocres, achetés au rabais et dont le rendement est calamiteux. Ne peut-on pas dire cela de tout appareil, selon ses performances ? Quel est l'écart entre la cheminée traditionnelle qui vous rôtit de face si vous êtes à moins de deux mètres en laissant votre dos gelé, et son homologue dotée d'un système de récupération d'air chaud ? Entre un vieux poêle à mazout et une chaudière à fuel de dernière génération ?
Il est clair qu'un chauffage optimal ne se conçoit que dans le cadre d'une bonne isolation. Personne n'a intérêt à vivre dans un clapier plein de courants d'air : chauffez-vous comme vous voulez, vous dépenserez de toute façon davantage dans ces conditions et si des logements furent construits sans cette isolation, c'est en raison de la cupidité de certains propriétaires ou du manque de moyens de leurs occupants à qui il manque le capital initial pour réaliser les travaux nécessaires. Si la plupart des gens mis dans la détresse sociale par leur chauffage le sont "à cause" de l'électricité, ce n'est pas elle qui est en cause. C'est la cupidité du bailleur qui n'a rien dépensé pour isoler et qui a installé ce qui se fait de moins cher (un convecteur bas de gamme coûte moins de 50 euros, et deux fils suffisent pour le connecter ; point n'est besoin de cheminée).
Lire la suite "La dernière offensive des "écolos" : sus à l'électricité! (1)" »
Rédigé le vendredi 09 mar 2012 dans 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (9)
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Plongée dans une dépression catastrophique, la Grèce est saignée à blanc par une UE “incompétente” et son commissaire aux Affaires économiques et monétaires “insensible”, Olli Rehn, accuse Peter Oborne.
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(Peter Oborne est chroniqueur britannique dans les quotidiens conservateurs Daily Telegraph et Daily Mail)
Toute ma vie d’adulte, j’ai vu l’establishment britannique considérer généralement l’UE comme une force positive dans un monde agité, peut-être un peu incompétente et corrompue, mais inoffensive.
Une idée qu’il devient de plus en plus difficile de défendre, car cette association de nations dévoile soudain un côté tout à fait déplaisant : elle se mue en un oppresseur implacable qui n’a que mépris pour la démocratie, l’identité nationale et la subsistance des gens de la rue.
Cette semaine, peut-être avons-nous vécu un tournant, avec la dernière intervention de Bruxelles en date : les bureaucrates menacent de pousser un pays entier à la faillite si les partis de l’opposition ne s’engagent pas à soutenir le plan d’austérité promu par l’Union. Replaçons le problème grec dans le contexte qui convient.
La Grande Dépression britannique des années 30 fait désormais partie de nos mythes nationaux. C’était l’époque des soupes populaires, du chômage de masse, immortalisée dans les merveilleux romans de George Orwell.
Mais jamais, pendant la Dépression – même à son paroxysme – , le produit national brut n’a chuté de plus de 10 %. En Grèce, le produit intérieur brut a déjà dégringolé de 13 % depuis 2008 et à en croire les spécialistes, il devrait encore reculer de 7 % d’ici la fin de l’année. En d’autres termes, à Noël, la dépression grecque sera deux fois plus grave que la catastrophe économique de sinistre mémoire qui ébranla la Grande-Bretagne il y a quatre-vingts ans.
Or, tout tend à prouver que l’élite européenne ne pourrait guère moins s’en soucier. Au début de la semaine, Olli Rehn, l’économiste en chef de l’UE, a mis en garde contre des “conséquences dévastatrices” si la Grèce se déclarait en défaut de paiement. Il semblerait cependant qu’il ait surtout eu à l’esprit les conséquences dévastatrices que cela aurait pour le reste de l’Europe, plutôt que pour les Grecs eux-mêmes.
Lire la suite "Thatcher? Infiniment plus compatissante que "Merkozy" et l'UE..." »
Rédigé le dimanche 19 fév 2012 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (1)
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Ou... Comment on dépasse les limites de l'absurde.
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Cette note a pour point de départ un billet de Georges Ugeux.
Simplifions. Les banques qui peuvent conduire de pair des activités de dépôts/prêts (le métier normal du banquier) et de sépculation (ces dernières les ayant mises dans la panade) se voient contraintes par les accords dits de Bâle III de renforcer leurs liquidités propres.
Extrait - Le ratio bien connu depuis Bâle I et Bâle II que l’on retrouve dans Bâle III, c’est le ratio de solvabilité qui impose un montant minimum de capital pour couvrir les risques pris qui puisse essuyer des pertes en évitant que les Etats ne soient appelés à la rescousse. La définition du capital devient beaucoup plus restrictive et le curseur du ratio est remonté. Si on ajoute les différents « coussins » il faudra à l’arrivée 13% de capital là où il en fallait 2%, résume Danièle Nouy. Sur ce point les banquiers semblent se faire plus ou moins une raison même si Jean-Paul Caudal, de la Fédération Bancaire Française met en évidence que dans la dernière crise le montant des fonds propres n’a été « ni l’élément déclencheur ni la solution ». Les ratios de liquidité, quant à eux, sont à la fois nouveaux dans Bâle III et pas inconnus des banquiers français, déjà habitués à être plus régulés que d’autres. [commentaire... Ce qui ne les a jamais empêchés de faire des bénéfices aussi obscènes que les autres]
Traduisons: pour jouer avec de l'argent et en tirer bénéfice, il en faut désormais un peu. Ces accords très techniques prévoient (grosse simplification) que le ratio moyen montera de deux à treize euros, pour cent engagés. Le bon sens amènerait à penser que les banquiers en difficulté du fait de leurs errements limiteraient les dividendes jusqu'à ce que ces ratios soient approchés (quelle entreprise industrielle peut s'en sortir en gavant ses actionnaires quand elle est en difficulté?), qu'ils réduiraient la voilure en se concentrant sur l'essentiel - à savoir le financement de l'économie au sens large. Que nenni ! On obtient ces fonds propres en les... empruntant auprès de la BCE qui les fournit à 1% (compte tenu de l'inflation, elle perd de l'argent) et on les replace aussitôt... à la même BCE qui les rémunère à 0.25% ce qui fait que les banquiers achètent leur taux de solvabilité par une taxe de 0.75% qui leur permet de continuer de mener leurs petites affaires comme ils l'entendent!
Lire la suite "La BCE en danger pour avoir sauvé les banques?" »
Rédigé le mercredi 15 fév 2012 dans 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (5)
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Note "exceptionnelle" écrite pour cause d'actualité brûlante
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Les députés grecs choisissent l'Euro, la rue s'enflamme. (Libé)
Scènes de guérilla urbaine en Grèce. (Le Point)
Selon les estimations, entre 80.000 et 160.000 émeutiers ont manifesté hier pour protester... Jusqu'ici (pour combien de temps?) contenus par une police qui fut à la limite d'être submergée (les flics grecs sont les seuls dans ce pays à ne pas avoir été touchés par les mesures d'austérité. Ceci explique sans doute leur fidélité au "régime" collabo qui brade son pays à la finance internationale)
Le nouveau plan d'austérité réclamé par l'UE et le FMI comporte en particulier une réduction de 22% du SMIC déjà très bas dans un pays où la vie est très chère, encore des réductions de salaires dans la fonction publique, une nouvelle baisse des pensions de retraite (qui ont déjà "pris" 25% depuis le début de la crise), l'accélération de la vente des actifs à un prix bradé dans un contexte d'arrogance inouïe, quand Merkel voulait installer un gauleiter de la Commission européenne à Athènes, avec droit de veto sur toute décision gouvernementale et que des médias teutons réclament la cession des îles grecques! (Il est vrai que pour y installer les retraités d'outre-Rhin, ce serait plus sympa que la Poméranie)
Tout ça - et bien d'autres choses encore - contre un prêt d'un peu moins de 15 milliards d'euros - somme apparemment considérable - mais sans que la pression se relâche sur les taux d'intérêt usuraires auxquels la Grèce est soumise, ce qui fait que cet argent sera récupéré très vite et que le pays n'en sera nullement soulagé. Bref on prolonge le garrottage avant la mort. On serre la vis très doucement.
Les membres du gouvernement avaient solennellement mis en garde contre des scénarios d’apocalypse ou de «chaos» pour la Grèce, si les députés votaient contre le programme, en affirmant que le pays serait alors conduit à se déclarer rapidement en cessation de paiement, et à sortir à plus ou moins long terme de l’euro.
"Sur les 278 députés présents, 199 ont voté pour, 74 contre", a indiqué Philippos Petsalnikos à l'issue du vote au Parlement, qui comprend au total 300 députés. Le texte a reçu l'approbation des deux principaux partis, les socialistes du Pasok et la droite de la Nouvelle Démocratie, qui participent au gouvernement de la coalition gouvernementale du Premier ministre Lucas Papadémos. Toutefois, plus d'une vingtaine des 153 députés socialistes ont voté contre le projet et ont été aussitôt radiés du groupe parlementaire du Pasok à la suite d'une décision écrite du chef du parti Georges Papandréou adressée au président du parlement.
Qui peut sincèrement soutenir qu'il y aurait pire que cette situation, et que déclaration de faillite avec sortie de l'euro ne serait pas une solution meilleure? C'est le scénario que retint l'Argentine qui a rejeté les diktats du FMI et en a effectivement bavé dix années durant avant de s'en sortir (très bien) quand la solution "euro" proposée aux Grecs, c'est vingt ans au moins de sang, de sueur et de larmes pour aboutir à un pays complètement bradé à l'étranger et à la finance. On peut aussi parler des Islandais qui ont répondu aux types qui avaient spéculé plus que de raison dans les banques (privées) de leur pays et qui voulaient récupérer leur mise: "allez vous faire foutre! Il n'est écrit nulle part que quand on joue, on gagne à tous les coups!"
Il y eut quand même quarante députés qui ont sauvé l'honneur - ils sont exclus de leurs partis respectifs de droite comme "de gauche" - en refusant ce plan improbable après que des "socialistes" aient accepté de le mettre en oeuvre dans le cadre d'une "union nationale" politicienne qui incluait même le parti fascisant!
A méditer: "et si nous devenions tous grecs?"
benjamin borghésio
Rédigé le lundi 13 fév 2012 dans 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (19)
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Autre source de recettes, selon le Pen. Opportunité de nous replonger dans nos vieux classiques, pour en apprécier la qualité d'abord, ensuite pour faire une comparaison. Vous êtes malade, Quelle en est la cause?
Toinette le Pen a la réponse ! (lien) il vous suffit de remplacer "poumon" par "immigré"...
Selon notre Toinette le Pen, la lutte contre l'immigration rapportera des milliards, dès la première année ; outre qu'il faut du temps même si on en a la volonté, se débarrasser de centaines de milliers de gens pour qui en outre ce sera impossible parce que même si ça défrise Marine, ils sont aussi français qu'elle, les immigrés légaux cotisent à la Sécu, payent la CSG et consomment.
Quant aux clandestins... on en revient à ce qu'on écrivait ci-dessus : il n'y a qu'une manière de les rendre solvables dès lors qu'ils ont un emploi - et c'est de les régulariser pour que leur parole soit libre et que l'on puisse sanctionner sans faiblesse ceux qui les exploitent (et fraudent l'URSSAF). Enfin, le prix moyen d'une reconduite revenant à 25.000 euros, à supposer qu'on expulsât rapidement le million de clandestins du FN (le Pen en voit comme d'autres avant elle voyaient des nains partout) il conviendra de budgétiser une somme considérable qui s'ajoutera à celles déjà énumérées.
M'enfin comme disait l'autre... quelques dizaines de milliards par ci, par là... On commencera bien par parler d'argent.
Lire la suite "Rire ou pleurer du programme économique du FN ? (2)" »
Rédigé le mardi 07 fév 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie, 17 - Autopsie du "programme" du FN | Lien permanent | Commentaires (3)
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Nous avons déjà décortiqué ici la sortie de l'Euro, telle que le préconisait ce parti qui a entre temps révisé sa copie sur quelques-uns des aspects parmi les plus grotesques. Voici venu le temps de revenir sur le programme présenté par M. le Pen, dans une logorrhée qui se voulait technique et qui n'était que de la bouillie pour qui se la pète.
Les trois candidats institutionnels sont d'accord sur le fait que "la dette ne peut plus augmenter" et Mélenchon se situe dans une autre logique : dépensière certes mais aussi et essentiellement redistributrice et a contrario de le Pen il récuse le protectionnisme en tant que tel : à la notion de "fermeture des frontières" il préfère celle de "visas aux frontières" s'appliquant aux produits qui ne respectent aucune norme sociale, fiscale, monétaire ou environnementale.
Bayrou et Sarkozy sont lancés dans une sorte de concours du plus vertueux, de celui qui fera le plus de mal à la population (le "courage" en 2012, c'est s'en prendre aux plus fragiles) Pour eux on doit revenir à l'équilibre en 2016 quand pour Hollande (dont la logique est la même) on attendra 2017et que Mélenchon se refuse à donner une date butoir en vertu du principe élémentaire qui veut que pas plus que la politique de la France ne se faisait à la corbeille, elle ne se fera selon le Diktat des agences de notations.
Lire la suite "Rire ou pleurer du programme économique du FN ? (1)" »
Rédigé le lundi 06 fév 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie, 17 - Autopsie du "programme" du FN | Lien permanent | Commentaires (0)
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Il y a quatre ans, une majorité de parlementaires réunie à Versailles ratifiait le traité de Lisbonne contre le vote des Français au referendum de 2005. Rappelons que pour obtenir cette ratification voulue par Nicolas Sarkozy (parce qu'elle avait valeur constitutionnelle sur de nombreux points) 60% des suffrages des députés et Sénateurs devaient porter leur concours. La ratification ne fut possible que parce que la droite vota massivement, mais aussi parce que la "gauche" de l'époque s'abstint tout aussi massivement.
Le Traité de Lisbonne ne fait que reprendre la quasi totalité des dispositions du Traité Constitutionnel Européen proposé aux Français en 2005, et nettement rejeté (55% des voix) après une campagne à sens unique comme il s'en est rarement tenu en France même quand de Gaulle tenait l'ORTF d'une main de fer. Les tenants du "OUI" ont monopolisé la campagne d'une manière quasiment obscène, diabolisant les "NONISTES" insultés au quotidien ('passéistes' était gentil mais on arrivait vite à "xénophobe, pétainiste, raciste', j'en passe et des meilleures).
Lire la suite "C'était il y a quatre ans... La forfaiture de Lisbonne." »
Rédigé le dimanche 05 fév 2012 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (1)
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Conscient que je ne vais pas me faire que des amis dans les rangs de la "gôch' bien pensante", je dis ce que j'ai sur le coeur, à rebours de la démagogie ambiante. Peut être parce que j'ai commis un bouquin (et que j'en prépare d'autres qui me font transpirer), et que je concevrais mal que je ne sais trop quel comité ou jury citoyen, hors le droit commun sur la nécessaire répartition des richesses par la fiscalité et le soutien du à la création s'arroge le droit de décider de la juste rémunération de mon travail.
Parce qu'avec les licences globales, c'est de cela qu'il s'agit!
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Il s'agit de protester devant ce monument d'hypocrisie qui, par suivisme, condamne l'individualisation des droits d'auteur – quel que soit l'art concerné : musique, littérature, théâtre, photographie, cinéma, arts plastiques etc. voire de nouvelles formes de création (jeux vidéo)
L'Hadopi est évidemment une aberration. Les petits malins contournent les barrages en employant toutes les mesures que le surf "en anonymat" permet (pour les broutilles, ne pas rêver : dès que les intérêts vitaux des états sont en jeu, ils savent fort bien se défendre et quand ils sont démocratiques, c'est fort bien ainsi) et ne se font guère prendre que les blaireaux et les innocents piratés.
Certes il est inacceptable qu'une autorité administrative puisse définir des mesures qui, sans l'être formellement, s'apparentent à des sanctions pénales et c'est en ça qu'Hadopi est inacceptable. Il n'empêche, se servir sans payer est inadmissible "même si c'est cher" (le même qui fait cela au profit de sa daube musicale s'en garde bien dans un hypermarché: les vigiles lui fichent la trouille et pourtant un camembert est plus vital qu'un titre oublié dans six mois.
Et surtout, Hadopi ne réduit pas les méfaits des vrais truands du téléchargement qui en font une activité très lucrative (pour eux-mêmes et au détriment des créateurs: on ne "partage pas", on vend certes à prix cassé, mais avec une marge infinie puisqu'on n'a pas de mise de fonds).
Il n'empêche. Une œuvre appartient à son auteur jusqu'à ce que la propriété soit abolie et si on doit imposer les revenus qu'elle engendre, le patrimoine qu'elle représente, on ne voit pas au nom de quoi quiconque aurait le droit de spolier son créateur.
Le mode de rémunération par le salaire, les cachets ou les droits est à ce jour le seul légitime quant au principe, quitte à l'aménager. Les idées de "licence globale" distillées ici ou là avec – pourquoi pas, ça se lit! – je ne sais trop quel comité qui déciderait de la répartition des droits prélevés globalement (on évoque jusqu'à des assemblées citoyennes qui donneraient leurs préférence... Mais se rend-on compte dans manipulations possibles sur les plans politique et... commercial avec le poids comparé d'un monument de l'édition en face d'une maison locale, d'une Major opposée à un petit producteur ?)
Lire la suite "Droits d'auteur, "licence globale" et moment du vieux con réac (de gauche)" »
Rédigé le vendredi 27 jan 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (2)
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Un complément
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En Allemagne, les sources convergent (gouvernement, partis, associations, industriels) pour fixer le montant de la sortie "totale"** du nucléaire à 1.750 milliards d'euros, d'ici à 2025 soit 135 milliards par an, dont une bonne partie en investissements hautement rentables (ce qui concerne les économies d'énergie), d'autres pour acquérir panneaux photovoltaïques et éoliennes qui à coût égal produisent moins et surtout, avec intermittence (en outre leur durée de vie est limitée et leur entretien n'a pas un coût anodin)
** En bons calvinistes cyniques par nature, ils ne se sont pas interdits pour autant d'acheter de l'électricité d'origine... nucléaire venant de l'étranger. Tout comme les Suisses et les Belges.
Le nucléaire représente environ 25% du MIX électrique allemand. Une extrapolation pousserait à conclure que sortir du nucléaire en France (part du nucléaire : de l'ordre de 75%) coûterait le triple, les Allemands consommant en proportion un peu moins d'électricité que nous, mais ayant une population plus nombreuse (c'était l'argument, peu honnête, de Proglio, PDG d'EDF). En réalité, entre les économies d'échelle, les économies d'énergie que l'on peut réaliser de part et d'autre du Rhin pour un montant à peu près constant, il n'est pas inconvenant d'appliquer un coefficient inférieur... disons de 1,5 à 2, pour aboutir à une dépense de l'ordre de 2.500 à 3.500 milliards d'euros.
Lire la suite "Quel prix, pour l'électricité française? (3) " »
Rédigé le jeudi 26 jan 2012 dans 01 - Société, 03 - International, 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (36)
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Plutôt que de continuer d'engloutir des sommes abyssales qui ne font qu'enrichir des petits malins, rentiers et spéculateurs des énergies dites renouvelables, nous devons nous organiser...
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- Pour une sécurisation accrue de l'existant.
- Pour investir dans la recherche fondamentale afin que, dans les décennies à venir, le démantèlement des centrales et le traitement des déchets soient opérationnels à un coût acceptable, dans des mesures de sécurité pour l'homme comme pour la nature.
- Pour développer massivement les économies d'énergie tant sur les plans domestique qu'industriel (sans intégrisme : nous avons besoin de tout sauf d'une énergie assez chère pour pénaliser davantage notre industrie et de ce fait augmenter le chômage) de manière que le renchérissement du prix de l'électricité soit compensé par la diminution de sa consommation.
- Pour découvrir d'autres possibilités de stocker l'électricité à un coût acceptable afin de:
- pallier les écarts entre moments de production et moments de forte demande ;
- permettre, s'ils atteignent un jour un prix de revient acceptable (ce dont je doute au vu de ce que l'on sait: il faut franchir un pas technologique dont nous n'avons pas idée en ce moment) d'intégrer de manière non artificielle éolien et photovoltaïque dans le MIX énergétique; on pourra alors acheter cette énergie peu ou prou au prix du marché, et pas en pure perte comme en ce moment quand elle est fournie même si les opérateurs n'en ont pas besoin, et qui doivent la payer cash.
A cet égard nous avons déjà deux moyens de stockage à notre disposition :
- Les STEP (stockage et transfert d'énergie par pompage) qui offrent un rendement satisfaisant - mais soulèvent partout où on envisage leur implantation des levées de bouclier environnementalistes (des mêmes qui chantent les vertus de l'éolien et du photovoltaïque, intermittents par nature)
- Le stockage sous forme d'hydrogène obtenue par électrolyse, réutilisée en période de pointe (c'est cher, d'un faible rendement : les partisans parlent de 40% - à vérifier - et la compression pour stockage d'un gaz hautement inflammable et explosif n'est pas sans danger)
Rien ne dit que l'une et/ou l'autre de ces méthodes voire d'autres dont nous soupçonnons à peine l'existence ne donneront pas un jour pleinement satisfaction. Mais nous n'en sommes pas - et de loin - à la phase de développement si nous devons poursuivre les recherches en ce domaine. A cet égard, la Contribution de Solidarité à l'énergie déjà évoquée serait autrement mieux employée pour le bien commun que dans des chantiers d'éolien ou de photovoltaïque qui coûtent des fortunes et ne sont d'aucun intérêt public.
Néanmoins, il y a une donnée dont il faut impérativement tenir compte : la parole de l'État a été engagée et on ne saurait revenir dessus. Donc les engagements pris pour les temps à venir, autour desquels des sociétés se sont constituées, doivent être respectées avec une visibilité suffisante pour qu'elles conservent leur viabilité, le temps d'une éventuelle reconversion.
Si dans une ou deux décennies, les productions "alternatives" se font à un prix voisin du marché et si des formes de stockage abordables permettent de s'affranchir de leur mode aléatoire (nous en reparlerons) il sera temps de leur donner une place grandissante dans le MIX électrique.
Mais ne lâchons pas la proie pour l'ombre et n'abandonnons pas de façon prématurée quelque chose qui fonctionne. La probable augmentation de la CSE serait mieux orientée pour financer l'augmentation de la sécurité nucléaire ; la recherche visant au démantèlement ultérieur des centrales quand nous aurons quelque chose à mettre à leur place, fiable et qui ne dégage pas de CO2 ; la recherche vis-à-vis des stockage d'énergie (sans eux, aucune alternative n'est possible)
... et surtout à l'attribution de prêts bonifiés et d'aides diverses qui permettent à tous de réaliser des économies d'énergie substantielles : l'énergie la moins chère et qui pollue le moins étant celle qu'on ne consomme pas, on ne le répétera jamais assez.
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Si nous comparons notre situation avec celle des Allemands qui entreprennent de sortir du nucléaire, lequel ne représente qu'un quart de leur MIX électrique, nous bénéficions d'une électricité beaucoup moins chère. L'augmentation programmée chez nous la mettrait à leur niveau s'ils n'allaient pas eux aussi augmenter leurs prix d'au moins 25%, de l'aveu du gouvernement...
Cela pour acquérir un parc de centrales à gaz (russe) à charbon et à la lignite (ce qui se fait de pire en matière de pollution, et on n'évoque pas que le CO2!) en plus des milliers d'éoliennes qu'ils comptent installer (il est vrai que la Poméranie ou la Ruhr offrent moins de sites touristiques remarquables que la plupart des régions françaises...)
Parce que comme il arrive en Allemagne comme ailleurs que le vent oublie de souffler et que le soleil ne brille pas (la nuit), que cela survient fréquemment en hiver quand un anticyclone crée une zone de grand froid, il faudra bien des centrales qui se substitueront à l'éolien et au photovoltaïque. Un courant dit "propre" mais cher, doublé d'un courant produit par des centrales faisant doublon (deux équipements signifient prix de revient plus élevé).
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De fait les Allemands :
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- ne tiendront pas leurs engagements internationaux liés à la réduction du CO2 (Tokyo, Durban) alors même que leurs négociateurs se situaient en pointe dans les débats ;
- accroîtront leur dépendance à l'étranger, vis à vis des Russe surtout mais également des... Français**. En effet, très hypocritement, leur gouvernement agit pour toujours plus de dérégulation européenne de l'énergie.
Traduction : ils auront les mêmes droits que nous au nom de la concurrence libre et non faussée de tirer sur notre énergie nucléaire, en se donnant pour eux-mêmes un rôle vertueux (précurseur : le Danemark "sorti du nucléaire" et accessoirement recordman européen d'émission de gaz à effet de serre, qui se fournit en énergie nucléaire fabriquée par la Suède dans une centrale quasi frontalière et dédiée à eux presque exclusivement) ;
- diminueront leur compétitivité et réduiront le pouvoir d'achat de leurs citoyens...
Tout cela pour changer 25% de leur MIX. On imagine l'effort à consentir en France pour en changer de 75 à 80%... et encore : nous n'avons plus ni charbon ni lignite !
** C'est la parabole du bourgeois qui fait fermer le bordel de sa rue au nom de la morale, mais qui va aux putes dans le quartier voisin. Déjà le Bade Wurtemberg voisin de l'Alsace revendique officiellement la fermeture de Fessenheim... que ne donne-t-il pas l'exemple en refusant d'acheter du courant provenant de ces deux réacteurs ?
Demain, une brève permettra de conclure (provisoirement) ce sujet. Une page régulièrement actualisée récapitulera l'ensemble de la réflexion
benjamin borghésio
Rappel: pour les "hors sujet", l'Agora (lien) est à votre disposition
Rédigé le mercredi 25 jan 2012 dans 01 - Société, 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (13)
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On annonce une hausse de 30% d'ici à 2016.
Faut-il charger davantage la barque?
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Les tarifs de l'électricité devraient logiquement grimper de 30 % d'ici à 2016, soit 6 % par an, étant donné les investissements prévus, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Ces dernières années, les augmentations étaient plutôt de l'ordre de 1 à 3 % par an.
Si l'on cumule tous les postes, "vous avez une évolution du prix de l'électricité tout compris de l'ordre de 30 % d'ici à 2016 si on applique sans la changer la législation actuelle", par rapport à 2012, a estimé hier le président de la CRE, Philippe de Ladoucette, lors d'un colloque organisé par le député François-Michel Gonnot.
Si la France fermait des centrales nucléaires pour les remplacer par de nouveaux moyens thermiques ou renouvelables, la hausse pourrait être encore plus forte.
Lire la suite "Quel prix, pour l'électricité française? (1)" »
Rédigé le mardi 24 jan 2012 dans 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (25)
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auquel vous accédez en cliquant sur le lien placé en haut, dans la colonne de droite. (ou par ce lien) Cette page est destinée à recueillir des liens, des remarques qui ne concernent pas les sujets traités, des critiques et des suggestions. Le "ménage" y sera fait régulièrement pour éviter un surencombrement (effacement quand obsolète, ou archivage).
Un lien en fin de note vous permet de revenir sur le site.
benjamin borghésio
Rédigé le mercredi 18 jan 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie, 05 - Environnement, 08 - Sciences et techniques, 14 - De tout un peu. | Lien permanent | Commentaires (11)
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Ne nous étendons pas outre mesure sur la perte du triple A décrétée par S&P (l'agence qui ne vit rien venir avant la faillite de Lehman Brother's dont d'éminents dirigeants, sans doute au vu de leur passé, sont propulsés à la tête de la BCE, de la Grèce et de l'Italie).
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Cherchons une cohérence dans la communication sarkozyste.
D'abord, qui en France en dehors d'un petit cénacle, connaissait il y a seulement deux ans les agences de notation et le AAA français? Qui bâtit toute sa communication sur ce paramètre, hypertrophiant ainsi son impact médiatique?
Qui de ce fait doit être sanctionné de son échec à hauteur de la récompense qu'il aurait exigée en cas de succès?
Au fond, la perte du AAA assortie d'une perspective négative pour la suite n'aurait pas grande importance. C'est un peu vrai parce qu'il y a des mois que les sacro-saints "marchés" avaient anticipé: la France paye déjà deux fois plus (plus de 3% d'intérêts sur les obligations à dix ans) que l'Allemagne quand elle emprunte. Et les USA "décrantés" de deux échelons empruntent à des taux négatifs si on tient compte de l'inflation (il est vrai que contrairement au système imbécile qui régit la zone euro, leur banque centrale a un pouvoir effectif et est en partie contrôlée par les politiques).
Seulement il faut être cohérent et comparer cette affirmation péremptoire de Sarkozy et des snipers de l'UMP (les fameux éléments de langage qui transforment des ministres en perroquets réduits à répéter tous le même slogan), avec les déclarations antérieures, en outre d'un passé très récent.
"Il n'est de Sarkozy que Sarkozy, et Sarkozy est son prophète". Que déclara le prophète?
- Le Triple A, c'est notre 'trésor national'.
- Conserver notre Triple A, c'est une bataille essentielle'
- C'est un combat majeur pour la France et c'est un gage de bonne gestion.
Et le meilleur, plus tacticien, plus politicien:
- Si on perd le Triple A, je suis mort!
Rappellons qu'après avoir juré qu'il ne toucherait jamais à la retraite à 60 ans ("je n'ai pas reçu de mandat pour cela en 2007") il a changé de pied pour transformer un système relativement favorable en un des pires d'Europe, quand on prend tous les paramètres en compte: nombre annuités exigées, âge de départ requis, non prise en compte de la pénibilité, décote de 5% par année manquante qui interdit de facto toute retraite à la carte en acceptant une baisse proportionnelle de la pension - alors même que la France est un des rares pays qui renouvelle ses générations avec un taux de natalité soutenu.
"Justification" de cette régression sociale? "Il faut donner un signe fort pour conserver le Triple A".
Rédigé le mercredi 18 jan 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (2)
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L'imposture de la TVA 'sociale' (1) (lien)
Dans la première partie, nous avons mis en évidence la grande "qualité" de la TVA, payée par le seul consommateur résident: son aspect indolore puisqu'il n'y a pas de prélèvement direct fait par le Trésor public. (le visiteur bénéficie des achats hors taxe dès lors que leur montant est conséquent: il paiera éventuellement à son retour selon les dispositions de son pays et au profit de ce dernier**):
** Le touriste règle ses gros achats "hors taxes", les emmène dans on pays d'origine où ils seront éventuellement soumis aux prélèvements locaux à partir d'un certain montant. C'est le principe de fonctionnement des "duty free" - commerces où on achète hors taxe dans les zones sous douane des aéroports, qui sont la lpupart du temps des arnaques: les marges sont suffisamment hypertrophiées pour que le prix HT soit en général équivalent voire supérieur au prix TTC en ville.
Impôt sur la consommation, la TVA est payée par tous y compris par l'exclu qui ne dépend que de maigres ressources liées à la solidarité nationale, lesquelles lui permettent tout juste de survivre car la quasi totalité des biens et services lui sont soumis. Les consommateurs s’acquittent seuls de cet impôt sur la nourriture, sur l’habillement, sur l’énergie, sur l’ameublement et même sur les médicaments essentiels.
Nous l'avons évoqué, les taux d’imposition sont loin d’être anodins (19,6 % pour le taux normal, 5,5 % pour le taux réduit concernant principalement certains produits alimentaires, 7% pour des prestations pourtant essentielles comme les transports en commun). Vous donnez quelques euros à un SDF pour qu'il s'achète un sandwich? Il paiera environ 0,20 euros d'impôt pour manger, en proportion autant que le nouveau riche qui mange à la carte au Fouquet's (menu d'entrée de gamme: 70 euros).
Rappelons que cette taxe s’applique uniquement sur le consommateur final: les entreprises se font rembourser la TVA payée sur leurs achats.
Lire la suite "L'imposture de la TVA 'sociale' (oxymore). (2)" »
Rédigé le samedi 14 jan 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
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(Inutile d'en pleurer, ça ne servirait à rien. En plus c'était inéluctable)
Ce qui est plus efficace que les larmes.
Cher-e camarade,
L’agence de notation Standard & Poor's déclare la guerre de la finance contre la France. Il faut résister. Se coucher devant la finance aiguise son appétit. La capitulation grecque l'a prouvé. Il faut rendre les coups. La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu’elle prêtera à la France à un taux très bas. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l'Union européenne et couvrir les prochaines tranches avec un emprunt forcé sur les banques françaises qui viennent d'être gavées par la BCE. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser.
benjamin borghésio
PS: cette note était dans les tiroirs depuis le mois de septembre... le communiqué a été ajouté ce matin.
Rédigé le vendredi 13 jan 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (11)
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Présentée pudiquement comme "TVA antidélocalisation"
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Le discours politique donne à penser qu'on est sur cette question en face d'une position frontale, "gauche" contre droite quand c'est plus complexe. Valls, par exemple, défendait une TVA "sociale". Son score ridicule lui a fait ravaler la plupart de ses prétentions (il est difficile de se situer plus à droite et plus libéral que Hollande, quand on prétend convaincre des gens qui pensent encore un peu à gauche: sa place était davantage à l'UMP qu'au PS) mais - fait assez rare pour être signalé - il semble tirer loyalement la conclusion du résultat des urnes et servir le candidat désigné sans arrière pensée. A contrario, dans l'UMP il y a des voix discordantes face à cette "TVA sociale", les réserves n'étant pas toutes dictées par des considérations électoralistes.
(cf. l'histogramme: la TVA représente plus de la moitié du budget de l'Etat) Pour simplifier - quelques prélèvements marginaux échappent à cette règle - cotisations sociales et CSG sont affectées à la protection sociale quand impôts et taxes financent l'état et les collectivités. La TVA est - de très loin - la première recette budgétaire et sa collecte est aisée puisque ce sont les entreprises qui s'en chargent (peu de structures administratives, mais parfois de très grosses arnaques)
Comment ça marche, la TVA? Prenons le cas d'une entreprise qui fait 100.000 euros de chiffre d'affaire. Si ses produits ou services sont assujettis au taux normal de 19.6%, elle devra payer 19.600 euros moins tout ce qu'elle a elle même acquitté au titre de cet impôt. C'est pourquoi la quasi totalité des factures qui dépassent le statut du "ticket de caisse" sont libellées "HT" et "TTC". Si dans un exercice (en général trimestriel) elle a collecté 19.600 euros de TVA et si elle a payé 10.000 euros au titre de cet impôt, il lui reste à devoir 9.600 euros.
Avantage de la TVA: son caractère indolore. Quel consommateur fait le distinguo entre ce qu'il a effectivement payé à son fournisseur (le prix hors taxe) et ce qu'il paye à l'état? Jusqu'il y a quelques semaines, les taux de TVA qui s'appliquaient en France se déclinaient ainsi:
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Rédigé le vendredi 13 jan 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (4)
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C'est ce qu'affirme l'incontournable Cécile Duflot qui profère une contrevérité par bêtise ou malhonnêteté intellectuelle (les deux n'étant pas incompatibles)
Citation.
(sur France Info), à propos du placement en redressement judiciaire de Photowatt, pionnier tricolore des panneaux solaires.
- Je pense aux salariés de Photowatt, une des plus anciennes entreprises de panneaux solaires en France qui est aujourd’hui dans une situation de grande vulnérabilité et qu’il faut protéger,
- Etre dans un pays, la France, [qui] est le seul au monde à faire des plans sociaux dans les entreprises d’énergie renouvelable, et en particulier dans le solaire, c’est aberrant !
Il faudrait que Duflot nous explique comment elle compte faire coïncider le prurit eurobéat qui a poussé son parti à voter en faveur de toutes les étapes de la construction européenne - précisons: du capitalisme européen fondé sur la suprématie de la financiarisation et du dumping par l'apologie du libre-échange mondial -, avec la "protection d'une entreprise française".
Ensuite il faudra qu'elle cesse de dire des conneries. La crise du photovoltaïque était prévue par des Cassandre qui ont, comme toutes les Cassandre, le tort d'avoir eu raison trop tôt: le prix délirant d'achat de l'énergie photovoltaïque ne pouvait durer ad vitam aeternam et il est même étonnant que les consommateurs (sous informés) continuent de payer la différence pour une électricité qui en outre souffre d'un autre handicap majeur: son intermittence.
Bien que la taxe additionnelle (pudiquement rebaptisée "contribution au service public") qui finance la différence soit amenée à augmenter dans des proportions considérables et à court terme pour offrir des rentes colossales aux petits malins de la filière qui, au nom de la protection de l'environnement, s'offrent des rentes de 18 à 25% par an d'un investissement parfois virtuel (amorcé avec des prêts bonifiés), les divers gouvernements se voient contraints de limiter ce racket indécent, et pas qu'en France: tout en restant très confortables, les rendements du solaire diminuent par infléchissement du prix d'achat contraint par les compagnies distributrices d'électricité.
De ce fait et soucieuses avant tout de préserver le rendement des "investissements"** en photovoltaïque (parce que de l'écologie, les possesseurs de panneau n'ont rien à battre: ils veulent beaucoup d'artiche et à très court terme), les investisseurs ne recherchent que le moindre prix pour leurs équipements (la qualité étant loin de suivre) De ce fait partout en Occident, on rencontre les mêmes difficultés pour les prestataires qui ferment ou délocalisent pour survivre. le phénomène n'est pas que français - comme l'affirme Duflot qui ment avec un aplomb confondant.
** j'ai mis des guillemets parce qu'on n'a même pas d'argent à avancer pour ce genre "d'investissement"...
Allemagne: le leader Q-Cells, a perdu 365 millions d’euros entre janvier et septembre, et a annoncé, en août, une restructuration. Le bilan social s’annonce très lourd pour les 2.500 salariés : délocalisation massive en Malaisie, réduction de 25% des coûts administratifs. Son concurrent, Solon (800 salariés), a déposé le bilan le 14 décembre. L'Allemagne sortant définitivement du nucléaire, un boulevard était censé s'ouvrir devant les productions alternatives et pourtant...
Norvège: en novembre, REC annonce la fermeture d’une de ses usines (700 suppressions d’emplois directs) après avoir réduit de 60% la capacité d’une seconde usine norvégienne, l’une des plus modernes du groupe. Précision: même son site "low-coast" de Singapour est menacé.
Grande-Bretagne: BP a mis en vente sa filiale solaire,
Suisse: Flexcell licencie un tiers de ses 85 employés.
Même panade aux USA. Trois gros fabricants de panneaux et de cellules solaires (Solyndra, Evergreen et Spectrawatt), ferment: 2 100 licenciements.
Début novembre, SunPower, filiale américaine de Total, lourdement déficitaire, annonce un plan d’économies.
La situation est assez grave pour que des industriels américains demandent au gouvernement d’instaurer des barrières douanières visant les panneaux chinois. La filiale américaine de l’allemand Solarworld qui mène la fronde a porté plainte en octobre pour concurrence déloyale, après avoir fermé deux usines américaines.
Même les Chinois qui ont raflé près de 60% du marché mondial souffrent, malgré leurs coûts imbattables (environ 1 euro le watt). Au tarif actuel pourtant excessif pour les finances d'un consommateur lambda, personne ne gagne sa vie, même pas les Chinois et leurs salariés payés 200 euros par mois pour 70 heures hebdomadaires de travail (Jean-Pierre Néollier, expert du solaire au cabinet Syndex). Suntech, leader chinois et mondial du secteur, a affiché des pertes l’an dernier.
Alors quand Duflot prétend que la France est l’unique fossoyeur du solaire, elle ment. Le sacro-saint "marché" trouve ses limites et sauf à quintupler le prix de l'électricité, ce qu'elle présente comme "viable" ne l'est tout simplement pas.
En outre les USA parviendront peut être - même dans le cadre de l'OMC - à sauver ce qui peut l'être en établissant des barrières douanières (les droits de douane maximums prévus au sein de cet organisation sont de 35%). Comme au nom du dogne de la concurrence libre et non faussée (pour nous européens, face à des concurrents qui ne cessent de le faire) L'UE s'interdit de faire pareil - grâce à toutes les mesures eurobéates que les Verts ne cessèrent de soutenir, c'est mal parti pour nous.
La solution n'est certainement pas d'accélérer quand on va dans le mur. Elle est d'investir massivement pour que les salariés menacés soient reclassés près de chez eux dans un emploi équivalent sur le plan de la technicité et des salaires - ce qui présuppose une planification économique et sociale aux antipodes de la société pronée par EELV (dont la quasi totalité des membres s'exonérent soigneusement des risques qu'ils font prendre à d'autres. Prolophobie pas morte, loin de là!)
(Source désintox).
benjamin borghésio
Rédigé le jeudi 12 jan 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (36)
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Cette note peut sembler décousue: c'est un commentaire édité que j'ai posté sur A(c)Tu à la suite d'un billet qui traitait du sujet
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Le principe de la TVA dite sociale: la protection sociale est payée par une taxe sur les salaires augmente le coût de la production, une « TVA sociale » fait donc participer le consommateur à sa protection sociale en espérant améliorer la compétitivité. L’équilibre des prélèvements est modifié /... Nous pourrions dire que le travailleur étant également consommateur, l’opération est "neutre". Pas tout à fait … "au lieu d’être financée par des cotisations pesant sur les salaires, une partie des prestations sociales serait financée par de la TVA, prélevée sur la consommation". /...
Pour ses promoteurs [cela] permet d’alléger le coût du travail et de taxer davantage les produits importés, avec l’espoir discutable que les ménages achèteront ainsi moins ces produits. Rien n’est moins certain, mais il n’est pas impossible de le penser.
En fait les entreprises répercutent leurs impôts sur les produits ou les services qu’elles proposent et ce sont finalement les ménages qui les paient. /... [A(c)Tu]
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Il est clair que la TVA sociale (oxymore) implique l'augmentation des prix, puisqu’elle frappe autant les produits importés que ceux qui sont fabriqués sur place. Donc c’est une ponction pour les consommateurs, même les plus modestes, injuste parce que celui qui est contraint pour survivre de dépenser 90% de ce qu'il gagne paye en proportion davantage que celui qui peut épargner 50% de ses revenus.
En revanche comme ce sont les cotisations PATRONALES qui seraient abaissées en compensation, le salarié ne verrait pas sa feuille de paye augmenter... surtout que le Medef en rajoute, qui réclame deux points de CSG en plus! Quelque chose me dit en outre que le pouvoir en profitera pour alourdir la sauce… en compensant 20 milliards de charges sociales par trente ou quarante milliards de TVA. Ce qu'a fait l'Allemagne quand elle augmenta sa propre TVA (pour la porter à 19%, moins que le taux actuel français qu'on veut encore faire progresser)
L’argument de la compétitivité fait rigoler: nous sommes en concurrence avec des pays qui emploient des méthodes mafieuses de dumping social, fiscal, environnemental et monétaire. Je doute qu’un gain de productivité de 2 ou 3% changerait quoi que ce soit à la donne. Un exemple est donné là... On parle, en Chine, d'augmenter de quelques euros les salaires des grandes villes industrielles pour que des esclaves qui travaillent 70h par semaine touchent 200 euros par mois. Face à cela, que pèsent deux, trois ou même cinq points de charges salariales?
Certaines entreprises chinoises construisent les
"maisons de retraite" de leurs ouvriers
Lire la suite "TVA "sociale"? Taxe sur les transactions financières? " »
Rédigé le mardi 10 jan 2012 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (4)
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En 1999, pour Sarkozy, une taxation sur les transactions financières était une absurdité complète dès lors qu'elle ne serait pas appliquée universellement (et même dans ces conditions, ce n'était pas une bonne chose: il y avait déjà "trop de taxes")
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Source : ina.fr
En 2009 quand l'ineffable Kouchner l'évoqua dans un rare accès de lucidité, comme une "idée sur laquelle on pouvait peut être réfléchir", Lagarde missionnée pour cela par l'Elysée le crouvrit de ridicule et il se le tint pour dit.
Soudain, en 2012, il faut la mettre en oeuvre en urgence, même si c'est dans la seule France (ce qui risque d'être le cas et encore, si on y croit)
Lire la suite "Pour Sarkozy, la taxe Tobin était une absurdité" »
Rédigé le mardi 10 jan 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
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Politique, économie. Les sociétés du CAC 40, malgré les "contrepreformances" des grandes banques dues à l'incompétence de leurs dirigeants verseront 37,2 milliards d'euros de dividende (niveau constant malgré une baisse de 17% du même CAC 40: c'est à dire qu'avec un capital nettement diminué, le rendement est identique. Donc le capital rapporte davantage en proportion).
On rappellera aussi que la quasi totalité des sociétés du CAC 40 ne payent que très peu - voire pas - d'impôts sur les sociétés en France, par le jeu de l'évasion fiscale (légale) d'externalisation des bénéfices, un mécanisme non accessible aux PME.
Vous avez dit "crise"?
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A suivre, une chronique historique intéressante offerte par le Point: "c'est arrivé un jour"
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Et pour faire bonne mesure, une de ces chroniques.
Voleur, assassin et amateur de putes, le poète ne pouvait que mal finir. S'il évite miraculeusement la corde ce jour-là, ce n'est probablement que partie remise.
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Au nom de son prurit europhile, Joly n'aime pas Jeanne d'Arc.
Rédigé le samedi 07 jan 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie, 14 - De tout un peu. | Lien permanent | Commentaires (2)
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La responsabilité initiale incombe à Jean-Baptiste de Nompère, comte de Champagny et de l'Empire, duc de Cadore, grand chancelier de l'ordre de la Réunion, futur pair héréditaire des Cent-Jours, et ministre secrétaire d'État du gouvernement de Napoléon Ier, à la suite d'un accès de sensiblerie ridicule de l'Empereur, suite à moultes suppliques provenant de quelques âmes charitables de la bonne société
Le duc de Cadore acta le 3 janvier 1813 un décret scélérat, première étape du déclin de la France, même si ses effets ne se firent pas sentir dans l'immédiat.
Ce décret fut un des premiers d'une longue série d'actes qui portèrent de rudes coups à la compétitivité de nos mines, de nos manufactures et usines, puis de l'ensemble de notre secteur productif.
Au début du XIXe siècle, la plupart des enfants d'ouvriers et de mineurs travaillaient dès qu'ils savent marcher, et ils étaient très appréciés dans les mines: leur petite taille leur permettait de se faufiler dans les boyaux étroits et de tirer les wagonnets douze heures par jour, six jours sur sept.
Les "coalitions" et associations ouvrières étant interdites, les parents n'y voyaient pas malice. Pas de syndicats révolutionnaires, d'agitateurs susceptibles de semer le trouble donc tout le monde était content. Pour ce travail raisonnable, les gamins gagnaient leur pain quotidien, pas plus. Les parents n'ayant que la fornication (sans contraception) à leur disposition pour se distraire - tout le reste était hors de prix -, le renouvellement de la main d'oeuvre infantile ne posait aucun problème.
Lire la suite "Pourquoi ne sommes-nous plus compétitifs? " »
Rédigé le vendredi 06 jan 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie, 10 - Histoire, controverses | Lien permanent | Commentaires (8)
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Source: lemonde.fr
Fessenheim (Haut-Rhin) Envoyé spécial - A Fessenheim, petit village alsacien sur la frontière allemande, tout le monde est convaincu de la poursuite de l'activité de la centrale nucléaire.
C'est l'union sacrée : habitants, commerçants, salariés, syndicats, direction de la centrale... Personne n'imagine que l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), attendu d'ici à la fin de la semaine, puisse signifier l'arrêt des deux réacteurs de 900 mégawatts de la plus ancienne centrale du parc français. L'accident de Fukushima, au Japon, et les doutes sur la sûreté nucléaire qu'il a fait naître, sont loin, désormais. Tant pis pour ceux, en Allemagne et en Suisse, pays voisins, ou même à Paris, qui réclament la fermeture du site.
Lire la suite "Ce qui fera perdre Hollande, s'il continue avec les zozos verts." »
Rédigé le lundi 02 jan 2012 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie, 05 - Environnement, 16 - Eloge de la connerie. | Lien permanent | Commentaires (8)
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On commence à comprendre pourquoi Sarkozy tenait tellement à cette "réforme"
Je retranscris cet appel sans le commenter: tout est dit.
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Le 16 janvier 1945, le général de Gaulle, Président du Gouvernement provisoire de la République française, signa une ordonnance de nationalisation des usines Renault pour cause de collaboration avec l’ennemi.
L’ordonnance n°45-68 parue au Journal Officiel du 17 janvier 1945 expose ainsi les fondements de la nationalisation (p. 222-224) :
"Alors que les livraisons fournies par la société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre, les prestations à l’armée allemande ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par les bombardements de l’aviation alliée des usines du Mans et de Billancourt."
L’ordonnance fixe ensuite les objectifs de la nationalisation :
- dissolution de la Société Anonyme des Usines Renault (SAUR) ; confiscation de ses biens et de ceux de son président, Louis Renault, qui est décédé avant sa comparution en justice et dont la complicité avec l’occupant nazi est pleinement établie.
- Institution de la Régie Nationale des Usines Renault, acte majeur de la poursuite et du développement des activités de cet ensemble industriel. L’article 7 des statuts précise que la Régie Nationale "a pour objet de continuer dans l’intérêt exclusif de la Nation l’exploitation de la société dissoute…"
L’ordonnance 45-68 prévoit de plus le règlement de la question des biens de L. Renault qui ne sont pas dévolus à la Régie Nationale (article 6). Un accord définitif est conclu entre l’État et les héritiers, le 15 mars 1947.
Aujourd’hui, les petits-enfants de Louis Renault renient cet accord. Ils ont porté plainte contre l’État en utilisant pour ce faire la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dont ils demandent l’application rétroactive. Ils sollicitent ainsi des dommages et intérêts qui pourraient se compter en milliards d’euros, et qui seraient à la charge des contribuables.
Ils montrent ainsi que leur principale motivation n’est pas la défense de la mémoire d’un grand-père qu’ils n’ont pas connu, comme ils le prétendent sur les plateaux de télévision, mais un simple intérêt financier.
Cette demande d’indemnisation s’appuie sur une campagne de presse unilatérale, disposant du soutien de nombreux médias, y compris ceux du service public audio-visuel, de blanchiment de Louis Renault, champion de la collaboration industrielle française au service des armées nazies. Cette campagne porte atteinte à l’honneur de la Résistance et de la France qui signa à Berlin la capitulation sans condition du IIIe Reich.
La vérité ressort des archives de 1935 à 1944, aujourd’hui consultables. Elles mettent en lumière le rôle déshonorant de pourvoyeur des armées du IIIe Reich que Louis Renault assuma avec un zèle inégalable dès août 1940 et jusqu’en août 1944.
De même, Louis Renault fut le plus féroce organisateur de la répression anti-ouvrière. Dès l’avant-guerre il se distingua contre les "Renault", notamment à Billancourt après la grève de novembre 1938. Pendant l’occupation, il mit ses réseaux de mouchardage et de délation au service de la chasse policière aux résistants, aux militants politiques clandestins et aux syndicalistes. Traqués, dénoncés nommément par la direction de la SAUR à la police, arrêtés, torturés, livrés à la Gestapo, certains comptèrent parmi les fusillés du Mont Valérien, les autres furent internés et déportés.
Par son acharnement à fournir aux Nazis toujours plus d’armes en multipliant sa production, Louis Renault porte l’entière responsabilité dans les bombardements anglo-américains sur ses usines, bombardements qui firent à partir de mars 1942 de nombreuses victimes chez les travailleurs et leurs familles.
Ceux et celles qui veulent que la flamme de la Résistance française brille toujours ne peuvent oublier que le président de la SAUR apporta, sans contestation possible au vu des rapports de police de décembre 1941 à juillet 1942, une odieuse contribution à l’effroyable répression pétainiste et hitlérienne. Cette répression frappa les résistants, des gaullistes aux communistes, les syndicalistes, les Juifs promis à l’extermination, les francs-maçons, les républicains et les patriotes, croyants et non-croyants.
Pour l’ensemble de ces raisons, que fait connaître l’association "ESPRIT DE RESISTANCE", l’ordonnance n° 45-68 du 16 janvier 1945 ne doit pas être annulée. Nous vous appelons à signer l’appel ci-joint et à le faire connaître.
Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos meilleures pensées de fidélité aux idéaux de la Libération de la France.
Pierre Pranchère et Marc Lacroix, ancien résistant Centralien, député honoraire, ancien cadre dirigeant, Président d’Honneur, Président
"Association contre toute révision de l’ordonnance n° 45-68 du 16 Janvier 1945", Association n° W 751 210 676
e-mail : contact@espritderesistance.fr - Tél. 01 42 01 45 99 Fax 01 42 01 45 99
47, avenue Mathurin Moreau 75019 Paris
Rédigé le lundi 02 jan 2012 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
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Un peu d'histoire, en cette fin d'année 2011 - Perspectives pour 2012
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Mai 2010 : "sauver la Grèce"
Le conseil européen valide un plan de sauvetage de 110 milliards d’euros (UE et FMI) des banques et des assurances qui ont prêté à la Grèce.
On cherche à "rassurer les marchés" pour éviter que la crise grecque ne s’étende en Europe, Irlande et Portugal étant en première ligne. Pour cela, création par l'UE du Fonds européen de stabilité financière (FESF), de 440 milliards d’euros... dont elle n'a pas le premier centime. Ce sont des pays endettés et menacés qui sont censés "garantir" des dettes.
Novembre 2010 : l’Irlande...
Il y a quatre ans seulement, la bonne élève de l'Europe, où les winners français s'exilaient avant de revenir en France profiter de la couverture sociale payée par les losers demeurés au pays s'effondre: l'économie casino montre ses limites.
Pour se financer, l’Irlande doit emprunter à 9 %, ce qui asphyxierait tout pays quels que soient ses fondamentaux. Le FESF, l’Union européenne et le FMI lui accordent en novembre 2010 un prêt de 85 milliards d’euros pour sauver ses assurances et ses banques. Le peuple, lui, souffre.
Ce prêt, selon les dirigeants, rassurera les marchés (défense de rire) et supprimera le danger de contagion. Baroin, Ministre du Budget et porte-parole du gouvernement précise qu’il n’y a "aucun risque" pour le triple A français (on parle toujours trop...)
Mai 2011 : Portugal.
Lire la suite "Finances européennes: des nouvelles du front (3)." »
Rédigé le vendredi 30 déc 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (1)
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En attendant la Révolution tranquille, un peu de réformisme fiscal ne fait pas de mal.
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Recevez mes excuses pour cette note, postée tôt le matin avant le café salvateur. De ce fait c'est le brouillon qui a été collé, et pas la version relue: c'était quasiment illisible (fautes de frappe et de syntaxe). Merci à PetitMaje qui m'a signalé le fait
Quelques remarques.
L'IRPP représentait en 2010 environ 16,1% des recettes de l'Etat. Part modeste si on la compare à son poids dans les pays comparables et c'est révélateur d'une grande injustice: c'est le seul impôt, progressif donc redistributif. En sont exonérées les personnes qui ont de faibles moyens, les autres payant, par le système des tranches, un impôt progressif. En 2011 il augmentera mécaniquement et de façon substantielle (+7.3%) par le non relèvement de ces tranches. Bonne chose dans l'absolu parce que c'est l'impôt le moins injuste, mais contraire aux promesses d'un candidat élu pour baisser impôts et taxes et qui en fait n'a limité que ceux qui frappaient (déjà peu) la rente et l'héritage.
Avant ce rebond, cela faisait plus de douze ans que "la pente" était de baisser l'IRPP: Jospin a commencé, et le candidat Chirac en fit une promesse de campagne très électoraliste et très ciblée, globalement tenue. L'avantage électoral est évident si la justice n'y est pas: quand on paye moins d'IRPP d'une année sur l'autre, c'est visible alors qu'une baisse de TVA est diffuse et guère visible quand elle est répercutée sur les prix (en général, elle ne l'est pas).
Une spécificité française, c'est le nombre de foyers fiscaux non assujettis à l'IRPP: peu ou prou la moitié, un record si on fait la comparaison avec des pays de même nature. En dehors de l'aspect électoraliste de cette disposition, on déplorera...
Lire la suite "Impôt sur le revenu... Quelle réforme "juste"? " »
Rédigé le mercredi 28 déc 2011 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (22)
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Le dernier... en attendant d'autres: le TK Bremen échoué en pleine zone Natura 2000
Le capitaine a décidé, sur la pression de son armateur, de lever l'ancre en pleine tempête afin de mouiller au large sous un abri relatif afin d'économiser le prix de quelques heures à quai. Bateau qu'il faudra "déconstruire" à grands risque au cours d'un long chantier complexe, risque (aujourd'hui écarté) de marée noire - mais des ostréiculteurs risquent de perdre le fruit d'un an de travail à une semaine des fêtes de fin d'année, et opprobre jeté sur une région qui n'avait pas besoin de ça (elle subit déjà les algues vertes et autres joyeusetés)
Lire la suite "Une plage, un cargo, l'Europe et "toute cette sorte de choses"" »
Rédigé le jeudi 22 déc 2011 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (3)
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Suite: le solaire (pouvoir calorique), le photovoltaïque.
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Les notes précédentes traitant du sujet: ici, ici et là.
Le solaire a le vent en poupe, et pour le béotien, il semble être une énergie "propre", abondante, et potentiellement infinie. Evoquons tout d'abord les chauffe-eau solaires classiques qui diminuent la facture énergétique des foyers voire de certaines entreprises. Contrairement à une idée répandue, ces chauffe-eau peuvent fonctionner partout y compris dans le nord, même par temps relativement couvert. Ils n'ont besoin que de... lumière et la seule restriction n'est pas la froidure, mais la durée d'exposition: il est clair que l'hiver, quand le soleil est bas sur l'horizon et que la nuit dure seize heures, le rendement est inférieur: un complément classique (ballon électrique chauffé par résistance) est nécessaire.
A priori, l'utilisateur privé y trouve intérêt, à une réserve près: le racket opéré par les entreprises qui les commercialisent à un prix scandaleux (des milliers d'euros), tant la technologie de base est simple. Je le sais pour en avoir bricolé un en Guyane au moment où je vivais dans la jungle: vingt mètres de tuyau d'arrosage plié en serpentin, recouvert de noir de fumisterie, le tout conditionné dans un caisson de contreplaqué marin peint lui aussi en noir, avec une vitre sur la face supérieure; à la sortie, un baril métallique de 200 litres isolé avec du polystyrène de récupération bien cerclé. Une petite journée de travail pour votre serviteur qui est tout sauf bricoleur et 900F (environ 180 euros en réactualisant les prix) de fournitures pour obtenir un excellent rendement sans aucun entretien six années durant (l'eau ressortait à 60° environ et en pleine saison sèche, quand l'ensoleillement était maximal, je devais couvrir une partie du caisson pour éviter la surchauffe). Nul doute qu'avec une fabrication en série sur une chaîne adéquate, même en peaufinant l'esthétique, on pourrait obtenir des performances similaires pour un prix dérisoire (d'ailleurs à Djerba en Tunisie, la quasi totalité des demeures sont équipées d'un chauffe eau solaire venu 300 euros)
Pour la collectivité, il en va autrement. Parce que du fait de l'intermittence (période de faible rayonnement, nuit, surconsommation au mauvais moment, l'utilisateur "tire" sur le réseau général en période de pointe. Il actionne donc des centrales à flamme, génératrices de CO2, sous-exploitées puisque peu sollicitées l'été. Outre l'émission de CO2 et d'autres polluants, on déplore un surcoût dû à cette sous-utilisation d'un équipement collectif onéreux.
Le consommateur avisé est donc parfaitement fondé à utiliser son chauffe-eau (s'il l'a acquis à un pris raisonnable) à des fins d'économie, mais l'écolo militant ne saurait tirer argument de son installation... sauf s'il se douche à l'eau froide quand il n'y a pas suffisamment de soleil.
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Le photovoltaïque maintenant.
Lire la suite "Enjeux énergétiques (suite) - Energies dites renouvelables. (3)" »
Rédigé le lundi 19 déc 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (16)
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Contrairement à ce qu'affirment les vendeurs de rêve (et de promesses de rentabilité à deux chiffres), les énergies renouvelables ne représentent pas, en France, une substitution crédible dans un avenir proche.
En outre leurs promoteurs les plus ardents sont les mêmes qui s'opposent à leur mise en oeuvre concrète partout où il s'agit de créer des unités de production (éoliennes barrages, etc.).
Parce que les économies d'énergies qu'on devra de toute manière réaliser (concept Négawatt) ne réduiront pas la demande. Dans le meilleur des cas elles la stabiliseront.
Lire ou relire : Nucléaire & cacophonie et Pourquoi le CO2 est le pire ennemi
Pourquoi les économies d'énergie qu'il faut de toute manère généraliser ne suffiront pas à réduire la demande - sauf à entrer dans une société de coercition que la très grande majorité de nos concitoyens rejetteront catégoriquement (à trop imposer, on n'obtient rien)
Parce que la population française augmente d'environ 1% par an. Parce qu'elle vieillit et que la dépendance accroît les besoins: davantage d'ascenseurs, de climatisation, d'appareils électriques (certes on gagne sur leur consommation en les choisissant judicieusement - quand on en a les moyens car les plus économes sont les plus chers à l'achat).
Lire la suite "Enjeux énergétiques (suite) - Energies dites renouvelables. (1)" »
Rédigé le lundi 12 déc 2011 dans 01 - Société, 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (7)
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Maintenant l'Europe parle allemand, se vante Volker Kauder, un hiérarque de la CDU, le parti de Merkel, follement applaudi par ses compagnons (mais nous sommes d'affreux germanophobes quand nous osons émettre des réserves: on imagine la bronca (justifiée) outre-Rhin si un dirigeant français clamait: "maintenant, l'Europe parle français")
Cela fait des semaines que Sarkozy passe plus de temps avec Merkel qu'avec Carla afin d'arriver à un accord qui "rassurera les marchés et les agences de notation"... cela sans succès malgré ses capitulations successives - comme si les premiers, naturellement hystériques, pouvaient être rassurés et comme si les secondes avaient donné dans le passé la preuve de la pertinence de leurs "analyses".
Quand on voit le fruit de ces cogitations, on reste songeur. On rassure les marchés en leur indiquant qu'à partir de... "bientôt", "les chefs d'état et de gouvernement se réuniront une fois par mois pour coordonner la politique économique". Sûr que l'annonce de réunions, ça rassure! (une crise grave dans une entreprise et la réponse: "des réunions régulières pour en parler", il y a longtemps que ça incite à l'hilarité)
Lire la suite "Finances européennes: des nouvelles du front (suite). " »
Rédigé le samedi 10 déc 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (6)
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La "modernisation" du commerce indien.
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Dans le cadre de la mondialisation bienheureuse et de l'ouverture des marchés qui fait que chacun est forcément gagnant-gagnant, le gouvernement indien saisi par le prurit de la dérégulation a tenté en catimini d'ouvrir le marché de la grande distribution aux investissements étrangers, à hauteur de 51 %
Face à cette "réforme", l'Occident s'est frotté les mains. Le français Carrefour, l'américain Wal-Mart, l'Allemand Metro ou le britannique Tesco sabraient le champagne devant cette aubaine (un marché estimé à 336 milliards d'euros par an, dans un pays de 1,2 milliard d'habitants). Plusieurs d'entre eux sont déjà présents en Inde en qualité de grossistes, faute d'être autorisés à vendre directement aux consommateurs.
Seulement ça ne se passe pas comme prévu. L'opposition parlementaire se déchaine et une grève générale a paralysé les secteur commercial, la quasi totalité des petits commerçants ayant fermé boutique jeudi dernier. Bien entendu, le discours habituel a été ressassé: "faites nous confiance, tout est prévu... les supermarchés devront se soumettre à certaines obligations, primi, juré : se fournir en partie auprès des producteurs locaux, assurer les investissements et être présents de façon limitée dans les villes de plus d'un million d'habitants. La libéralisation "modernisera" (forcément!) la chaîne de distribution, fera baisser les prix et l'inflation et créera près de 10 millions d'emplois".
Grosse résistance! Le Premier ministre Manmohan Singh s'est flanqué dans une nasse dont il a le plus grand mal à sortir même s'il jure que la réforme sera positive "pour les paysans et l'homme de la rue".
Rédigé le jeudi 08 déc 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (9)
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Qui fait partie de ceux et celles à qui cette sale petite fouine de Wauquiez explique "qu'il n'est pas gratifiant d'être payé quand on est malade"... quand elle tremble d'être repérée comme quelqu'un qui a des problèmes par le médecin du travail.
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(Le blog de JL Mélenchon) Pour moi, le temps d’humanité le plus fort du meeting de Lorient fut l’intervention de Corinne, syndicaliste CGT de l’agro-alimentaire. J’ai fait la connaissance de Corinne le matin à la ferme des Lucas. On s’était salué à l’arrivée et dit au revoir au départ, sans davantage échanger. Juste les petits signes de connivence qu’on échange entre nous dans cette sorte de circonstance pour se dire de l’amitié avec les yeux, sans en rajouter. Elle avait suivi le déplacement sans souffler mot. L’après-midi au meeting, je la retrouve en montant sur la scène où elle était déjà installée avec les camarades qui vont intervenir. Ce fut un moment très spécial de l’entendre parler. Elle lisait ses feuilles. Ce n’est pas facile de parler devant tant de monde, sous la lumière crue des spots et le souffle de la salle qui pulse sans qu’on sache d’où il vient. Voici le récit qu’elle a fait, la voix tranquille et posée, devant trois mille personnes unies par un silence de communion humaine.
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« Bonjour, je m’appelle Corinne NICOLE, j’ai 44 ans, je suis mariée, mère de cinq enfants , militante CGT depuis des années. Je travaille comme ouvrière en 2 x 8 et j’insiste sur le mot « ouvrière » pas opératrice comme on nous appelle maintenant, dans un abattoir de poulets comme il y en a beaucoup en Bretagne. Il y aurait tant de chose à vous dire sur les conditions de travail des salariés de l’agro-alimentaire, ce qui me prendrait évidemment plus de temps qu’il m’est imparti. C’est pourquoi j’ai décidé de vous décrire la journée d’une ouvrière dans ce secteur. Cette ouvrière je l’appellerai NADINE, 27 ans d’ancienneté, 43 ans, maman de 3 enfants de 8 à 14 ans. »
« Nadine se lève à 4 heures pour une prise de poste à 5H40. Cette semaine elle est du matin. Après avoir avalé vite fait son café (elle n’arrive toujours pas à prendre son petit déjeuner si tôt), Nadine vérifie les cartables des enfants, dresse la table du petit déjeuner, prend sa douche et part au travail. Pendant le trajet, elle se dit qu’heureusement que les enfants ont grandit et qu’elle n’a plus à les emmener chez la nourrice, qu’elle à bien eu du mal à trouver d’ailleurs. L’aînée de 14 ans lèvera les petits vers 6h30 et les déposera à la garderie à 7h30 avant de prendre elle-même le bus pour se rendre au collège. »
Rédigé le mercredi 07 déc 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (2)
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C'est un auropéâtre convaincu, Arnaud Leparmentier, journaliste au "Monde", qui vend la mèche comme si ça allait de soi.
Débat: Les politiques peuvent-ils contenter les agences de notation?
(Le titre en lui-même est tout un programme)
Que signifierait concrètement la fédéralisation des budgets nationaux ?
Cela veut dire que l'Allemagne aurait son mot à dire sur le bouclier fiscal, la gratuité des études à l'université, le niveau de remboursement de la sécurité sociale. Bref, tout ce qui fait notre débat public national serait géré au niveau européen.
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Il fallait que les chose soient dites. C'est désormais clair.
benjamin borghésio
Rédigé le mardi 06 déc 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (2)
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La meute tombe sur Montebourg après son excellente comparaison. Voilà son explication, parue dans Rue89, convaincante. Toutefois, le moment était peut être mal choisi, à deux jours du voyage à Berlin de son candidat. On ne peut pas penser à tout...
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J'ai évoqué mercredi, au cours d'une émission argumentée, le nom de Bismarck, pour illustrer ce que je crois être devenue la politique européenne de madame Merkel. La comparaison avec Otto von Bismarck, premier Chancelier de la Confédération allemande qui réalisa l'unité de l'Allemagne, créa les assurances sociales et fit la guerre à la France en 1870, n'est pas de moi : elle est de Sigmar Gabriel, président du SPD allemand. C'est une comparaison faite devant le bureau national du Parti socialiste français, rue de Solférino, au printemps dernier.
Je crois aussi me souvenir que "Le Retour de Bismarck" est le titre d'un livre de Georges Valance, qui a été directeur de la rédaction de L'Expansion et de L'Express et paru en 1990. Je ne cite pas messieurs Gabriel ou Valance pour m'abriter derrière quelques alibis mais pour souligner que nous vivons, depuis une vingtaine d'années, un "retour du réel" dans nos relations avec l'Allemagne qu'il faut comprendre pour agir différemment.
J'ajoute d'ailleurs que, voici quinze ans déjà, le portrait de Bismarck ornait le bureau de Klaus Kinkel, ministre des Affaires étrangères d'Helmut Kohl et leader du FDP.
Ce n'est pas moi qui l'y avais accroché !
Rédigé le mardi 06 déc 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (3)
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Par Pascal Boniface
Inlassablement, Jean Ziegler continue son combat contre les injustices internationales et l’exploitation des peuples du Sud.
35 ans après la publication de Une suisse au-dessus de tout soupçon, qui lui a valu de solides inimités et même des accusations d’avoir trahi son pays, après avoir écrit, entre autres, La haine de l’occident, et L’empire de la honte, il récidive avec le livre Destruction massive (éditions du Seuil), fruit de son expérience d’ancien rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’O.N.U, de 2000 à 2008.
On parle sans cesse d’armes de destruction massive. Mais la faim, qu’on associe peu à ce terme, en est une, diablement plus dangereuse. Cela est d’autant plus scandaleux que dans l'état actuel, les cultures mondiales pourraient nourrir sans problème 12 milliards d'êtres humains.
Rédigé le samedi 03 déc 2011 dans 02 - Politique, 03 - International, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (4)
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Synthèse du discours
/... Le peuple français ne conteste pas ses erreurs. Tous les peuples ont connus tour à tour des succès et des revers. C'est par la manière dont ils réagissent qu'ils se montrent faibles ou grands.
Nous tirerons la leçon des batailles perdues. Depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort ; on rencontre aujourd'hui le malheur.
J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du gouvernement, je suis et je resterai avec vous dans les jours dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils."
Maréchal Pétain, 20 juin 1940
Pour une analyse et une déconstruction méthodique, attendons quelques jours (s'il reste quelque chose à dire une fois que Frau Merkel aura tranché)
benjamin borghésio.
Rédigé le jeudi 01 déc 2011 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
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Lundi, deux annonces significatives.
1 - Le chômage augmente dans des proportions énormes, presque jamais vues: 35.000 chômeurs "complets" (zéro heures de travail) en plus au cours du mois d'octobre.
On ajoutera les temps partiels non désirés qui grimpent en flèche, le recours à l'intérim en chute libre (déjà, l'intérim est désastreux sur le plan social et peu intéressant sur le plan économique: les précaires dépensent le minimum et sont exclus du crédit), les plans sociaux qui foisonnent: PSA, AREVA, etc.)
L'épargne du Français moyen est en chute libre: en octobre, les décaissements (retraits) ont été supérieurs aux placements et pourtant la consommation est également en baisse, les placements sur livret stagnent. En clair, les Français tétanisés tentent de sauver ce qui peut l'être... Réflexe qui provoquera inévitablement une dépression par la déflation - c'est à dire ce qu'il peut survenir de pire à une économie.
2 - Le CAC40 bondit de 13% en trois jours.
Rédigé le jeudi 01 déc 2011 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (15)
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Seule contre les seize autres pays de la zone Euro, l'Allemagne pavoise
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Charlie Hebdo de la semaine dernière... Prémonitoire.
Téléchargement Courrier BNP (cliquez pour suivre le lien PDF)
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Frau Merkel est profondément européenne. A condition que l'Europe soit allemande.
Une intervention d'Arnaud Montebourg.
Arnaud Montebourg, Question d'info par LCP
Face aux exigences d'Angela Merkel pour répondre à la crise de la zone euro, Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire et ancien candidat à la primaire socialiste, a dénoncé, mercredi 30 novembre, la "politique à la Bismarck" de la chancelière allemande, qui est selon lui en train de "tuer elle-même la zone euro".
"Mme Merkel a décidé d'imposer à la zone euro un ordre allemand /... C'est l'importation des exigences, des diktats allemands sur ce qui restera de la zone euro après avoir expulsé les pays qui ne peuvent pas s'en sortir."
"La question du nationalisme allemand est en train de resurgir à travers la politique à la Bismarck employée par Mme Merkel (...). Ça veut dire qu'elle construit la confrontation pour imposer sa domination", Montebourg reprenait ainsi une expression utilisée par les socialistes allemands du SPD à propos d'Otto von Bismarck, le fondateur de l'empire allemand au XIXe siècle.
"Le moment est venu d'assumer la confrontation politique face à l'Allemagne et de défendre nos valeurs".
L'action actuelle de Sarkozy: "il est en train de s'installer sur le porte-bagages de la droite et du patronat allemand. Son incapacité à tenir tête aux erreurs allemandes est une grave préoccupation".
Arnaud Montebourg a également mis en garde contre une montée des extrêmes en Europe. "Nous sommes dans une période où les choix politiques que nous allons imposer à nos peuples sont extrêmement dangereux /... Si l'Allemagne réussit à imposer la cure grecque à tous les pays, y compris à la France, vous aurez la montée du populisme, des nationalismes dans tous les pays et de l'extrême droite."
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On ne peut qu'approuver Montebourg à propos de son analyse de la crise financière (en début d'entretien). Mais on ne peut que se demander ce qu'il fait dans un PS qui veut poursuivre "la construction européenne" dans le droit-fil du Traité de Lisbonne qu'il a soutenu activement, contre la souveraineté populaire exprimée en 2005. Où est la cohérence?
benjamin borghésio.
Rédigé le jeudi 01 déc 2011 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
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"UN NUCLÉAIRE SÉCURISÉ, 100 % PUBLIC"
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/... Pierre Laurent a rencontré des salariés de l'entreprise FBFC, filiale d'Areva qui fabrique des combustibles nucléaires à Romans-sur-Isère, "les grands oubliés du débat". "Ils sont inquiets pour leur emploi mais ce sont aussi des gens responsables et ils sont preneurs d'un débat de fond sur la question afin de cesser d'être les otages muets de cette situation", estime le numéro un des communistes. M. Laurent en a profité pour rendre public ses "dix principes pour une transition énergétique réussie" dont le "premier impératif" reste "la sortie des énergies carbonées" avec "un nucléaire sécurisé, 100 % public, dans un mix énergétique rééquilibré".
M. Laurent a également dénoncé les propos de Nicolas Sarkozy à l'usine d'enrichissement d'uranium d'Areva à Pierrelatte. M.Sarkozy a estimé que l'accord signé entre le PS et les écologistes revenait à "prendre le risque d'un mouvement massif de délocalisation". "Le président-candidat sert, en 2011 aux salariés du Tricastin, la même démagogie qu'aux salariés de Gandrange en 2008 avant de les trahir, laissant 575 salarié-e-s sur le carreau", a jugé M. Laurent.
Origine: lemonde.fr
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Communiqué du PCF
Nous avions alerté la semaine passée sur les dangers de la conclusion d'un accord réalisé à la hâte, et en dehors de tout débat public, entre le PS et EELV sur les enjeux énergétiques. Nous considérions en effet qu'il n'était pas possible que l'avenir énergétique de la France se règle par des "tractations de couloirs" en échange de circonscriptions.
Le résultat est là, /... "Un accord bâclé, sans ambition réelle pour une politique cohérente de transition énergétique, avec des dangers évidents pour la maîtrise publique et industrielle de la filière, le sort des salariés et les tarifs de l'énergie".
Ainsi cet accord comporte l'engagement de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim, l'arrêt du retraitement et la filière MOX (combustible) mais aussi la réduction de la consommation d'électricité!
Le contenu de cet accord provoque de l'inquiétude et de la colère chez les salariés du nucléaire. Arrêter un site nucléaire, ce sont des conséquences économiques, sociales en cascade! Ce sont des familles entières qui vont se trouver prises en otage, subissant la délocalisation de leur emploi, voire la perte de celui-ci. Comment, pour des forces de gauche, prendre de telles décisions sans leur donner voix au chapitre?
La polémique relative à la valse hésitation du passage concernant la filière MOX dans le texte du PS conforte notre opinion sur la légèreté d'un compromis politicien qui risque – s’il devait être confirmé – de compromettre l'avenir énergétique de notre pays. /...
Nous considérons que la première des urgences est de faire face aux risques patents du réchauffement climatique et donc d'élaborer un plan de sortie des énergies carbonées. Plus généralement, nous sommes favorables à un plan d'économies d'énergies. Nous visons la sobriété énergétique c'est à dire moins de consommation pour des usages identiques.
Pour ce qui est du nucléaire, l'avenir de la filière doit être tranché dans le cadre d'une vision d'ensemble de la transition énergétique. Le PCF est favorable au maintien d'une filière industrielle 100% publique et mieux sécurisée au sein d'un mixe énergétique rééquilibré.
Pour ce faire nous versons au débat la proposition de la création d'un véritable service public à travers la constitution d’un pôle public de l’énergie, émancipé des logiques financières; contrairement à ce qu’organisent actuellement les partis de droite et le MEDEF dans le secteur: privatisation et sous-traitance. Ce pôle serait doté de capacités d'investissement dans la recherche, dans la promotion d'un plan industriel de développement des énergies renouvelables et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d’accès à l’énergie acceptable pour tous les usagers.
Il s’agirait également de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique, qu’ils relèvent de la recherche, de la production ou de la distribution de l’énergie, et en premier lieu EDF, GDF, du CEA et d’AREVA et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations. En toute indépendance, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avec l’appui technique de l'Institut de recherche en sûreté nucléaire (IRSN) doivent rester les outils de contrôle de la sûreté et de la radioprotection. Que le débat s'ouvre vraiment à gauche ! Parti communiste français, Paris, le 18 novembre 2011. (A partir du site du parti communiste).
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Rappel: le Parti Communiste (PCF) et le Parti de Gauche (PG) sont unis dans le cadre du Front de Gauche (FdG)
Sur la question du nucléaire, il y a constat de désaccord courtois entre PCF et PG, puisque ce dernier veut sortir du nucléaire. Ce désaccord n'a pas entraîné de tractations politiciennes de bas étage comme entre PS et EELV: le Front de gauche a acté un référendum qui tranchera, après un grand débat public sur la question (à noter que les Verts, soi-disant adeptes de la démocratie participative et partisans du référendum citoyen sont contre cette procédure... dès qu'on parle du nucléaire: l'élite décide pour le peuple qui ne sait pas, et impose la sortie du nucléaire. On sent un idéal démocratique... à géométrie variable, on va dire.
Le Front de gauche propose une autre méthode incluant les citoyens : un grand débat public national et citoyen auquel seront associés les salariés. Un débat conduit de façon sérieuse et approfondie, tranché par un référendum. La gauche pour réussir le changement et assurer le droit à l'énergie pour toutes et tous, à un prix abordable, ne peut faire l'impasse sur cette exigence démocratique. C'est la seule méthode qui vaille puisque ce débat traverse tout le pays, toute la gauche, y compris le Front de gauche, sur la question du nucléaire.
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Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'Élysée, a de nouveau proposé mardi que la querelle nucléaire, qui créée des oppositions à gauche entre partis et au sein même des partis, soit tranchée par "le peuple" via un référendum. "Puisque nous sommes si divisés, il faut que ce soit le seul maître que nous connaissons qui tranche : le peuple".
"En faisant un référendum sur le sujet, mais pas un référendum simplificateur, un qui propose deux scénarios" énergétiques, a dit l'eurodéputé sur France Inter.
"C'était la proposition 38 des 110 de François Mitterrand", "et elle n'a jamais été appliquée, a observé l'ex-PS. Cette disposition 38 du programme du candidat socialiste de 1981 stipulait : "L'approvisionnement énergétique du pays sera diversifié. Le programme nucléaire sera limité aux centrales en cours de construction, en attendant que le pays, réellement informé, puisse se prononcer par référendum. Les crédits en faveur des énergies nouvelles ou des techniques nouvelles d'exploitation des énergies traditionnelles (charbon) seront très considérablement augmentés." (lepoint.fr)
NB. On pourrait envisager dans ces techniques nouvelles le captage à la source du CO2 et son piégeage dans le sous-sol là où c'est possible: des recherches sont en cours, auxquelles quasiment personne ne pensait en 1980-1981. (benjamin)
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Sur la question du nucléaire que je juge cruciale pour des raisons environnementales, économiques, sociales, relevant de l'indépendance nationale, ma position personnelle est celle du Parti communiste. Sans aucune réserve. A noter que JP Chevènement et le MRC sont sur la même ligne, de même que la quasi totalité des syndicats.
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Même au PS, ça tangue. Il y a des gens de bon sens là aussi!
benjamin borghésio.
Rédigé le mercredi 30 nov 2011 dans 02 - Politique, 04 - Social, économie, 05 - Environnement | Lien permanent | Commentaires (2)
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L’INSEE montre le caractère héréditaire de la richesse. On ne rebat pas les cartes à chaque génération. On reçoit "La pauvreté en Héritage" (titre d’un livre que j’avais publié avec Sylvaine Villeneuve en 2005).
Ceci renforce les difficultés des jeunes, qui n’ont pas la chance de pouvoir bénéficier de la transmission d’un patrimoine familial et qui ne peuvent pas compter sur un marché de l’emploi qui les attend bras ouverts. La gauche fait progressivement marche arrière sur l’allocation d’autonomie et annonce qu’elle attendra des jours meilleurs.
Il y a pourtant une manière simple, juste et rapide de traiter deux problèmes en même temps, la question des inégalités et celle de la jeunesse : en utilisant les droits de succession pour financer une dotation d’autonomie, pour briser la chaîne de transmission héréditaire de la pauvreté.
Lire la suite "Lutter contre la transmission héréditaire de la pauvreté et de la richesse." »
Rédigé le mardi 29 nov 2011 dans 01 - Société, 02 - Politique, 04 - Social, économie | Lien permanent | Commentaires (0)
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