A la suite des récentes notes concernant les énergies renouvelables (vois la catégorie "environnement") j'ai reformulé ma conviction profonde, comme quoi le CO2 était de loin le pire ennemi. Parce que continuer de le diffuser massivement, c'est faire courir le risque non pas d'un accident localisé même catastrophique, même dramatique comme la rupture d'un gros barrage ou une catastrophe nucléaire, mais bel et bien de voir l'humanité disparaître à l'horizon du XXIIe siècle, dans un scénario d'apocalypse.
D'où la rediffusion de cette note parue l'année dernière, réactualisée.
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1/ Les émissions de C02 croissent de manière exponentielle, et elles sont accusées par la plupart des climatologues de contribuer largement au réchauffement planétaire. J'ai parlé des climatologues. Un pantin mégalo comme Allègre n'a aucune compétence scientifique en ce domaine et sa vérité n'est donc qu'une opinion... fondée sur des éléments faux et défendue de façon malhonnête (truquage de données)
Lire ou relire: "Allègre, ou l'imposteur institutionnel"
2/ Quand on utilise des énergies fossiles: charbon, pétrole ou gaz pour produire de l'énergie, en plus du CO2, on envoie dans l'atmosphère une multitude d'autres composants éminemment toxiques (soufre, particule, oxydes d'azote, etc.) et le simple bon sens commande de l'éviter.
3/ Nous approchons du "pic de production" en ce qui concerne le pétrole et le gaz sous sa forme classique: d'ici dix à quinze ans, les réserves pétrolières connues et exploitables à un prix raisonnable décroîtront. Il en existe certes d'autres, abondantes, mais très difficiles d'accès (gisements de grande profondeur, "pré-sal", etc.) et le prix de revient sera de ce fait énorme sans compter que leur extraction sera éminemment dangereuse.
Le gaz ne peut voir sa production augmenter massivement que si on procède à la fracturation hydraulique dans des couches de schiste - ce qu'il y a de pire sur le plan environnemental avec la pollution garantie et irréversible des nappes phréatiques quand les besoins en eau vont croissant. Enfin les pays fournisseurs sont soit très instables soit à vocation hégémonique, et il est politiquement risqué d'être dépendants d'eux.
4/ Le charbon est encore abondant et relativement peu onéreux, mais outre le fait que sa combustion est de loin la plus polluante, il tue chaque année, directement (accidents de mines, silicose) ou indirectement (maladies liées à la pollution) davantage que le nucléaire civil n'a tué depuis le début de son exploitation - quand bien même des catastrophes comme celles de Tchernobyl ou Fukushima sont dramatiques et forcent l'émotion.
A propos de cette dernière catastrophe, il convient, même si ce n'est pas dans l'air du temps, de rétablir une vérité. Oui, l'accident nucléaire majeur a contaminé une région et des dizaines de milliers d'habitants dont certains développeront en conséquence des pathologies (tout comme quand on vit dans une zone très polluée chimiquement, on en sort rarement indemne). Non, il n'a pas fait sur le moment "des milliers de victimes": ce n'est pas la centrale qui a provoqué le tsunami, c'est l'inverse! Bis repetita, le charbon tue des millions de gens chaque année même si c'est de façon plus insidieuse par une espérance de vie limitée par l'hyper-pollution dans les mégalopoles (Pékin, São-Paulo, Lagos, Mexico dans une moindre mesure, etc.), par des pathologies aiguës (asthme, emphysème, etc.) et par... les accidents de mine.
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